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Android détrône Apple dans le téléchargement d’applications

Avec 500.000 applications téléchargées au deuxième trimestre, l’interface pour mobile de Google s’est octroyé 44% de parts de marché contre 31% pour iOS.

C’est la fin d’un règne sans partage. Android est devenu le premier fournisseur d’applications, détrônant ainsi Apple. Au deuxième trimestre 2011, l’interface pour mobile de Google s’est ainsi octroyée 44% de parts de marché contre 31% pour iOS, en passant la barre des 500.000 applications téléchargées.

Android bénéficie de l’augmentation sensible de son nombre d’utilisateurs, qui a nettement progressé sur la période observée, tandis que les fidèles de la marque à la pomme attendaient le lancement de l’iPhone 4GS, début octobre. Selon une étude de ABI Research, il y a désormais 2,4 utilisateurs d’Android pour un utilisateur d’iOS dans le monde. Ce sera trois pour un en 2016. En revanche, le nombre d’applications téléchargées par tête reste plus important chez les fans d’Apple, qui téléchargent presque deux fois plus que ceux de Google.

En plein boom, le marché des applications aiguise les appétits. Les analystes prévoient 29 milliards de téléchargements cette année, contre seulement 9 milliards l’an dernier. Une progression liée à l’utilisation des smartphones, qui se développent de façon exponentielle. Les détenteurs de ce genre de téléphones multifonctions devraient croître de 46% en 2011.

Le Figaro

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Le Web

Facebook conteste la suprématie de Google

Le réseau social est devenu, en 2010, le site Web le plus visité par les internautes américains, devant le géant de la recherche en ligne. Il vient de lever 500 millions de dollars auprès de Goldman Sachs et DST.

Les pionniers du Web ont retenu la leçon : le géant d’aujourd’hui peut être la gloire déchue de demain. Les AOL, Yahoo! et autres Myspace en sont les preuves vivantes. Et c’est peut-être le destin qui attend Google, leader incontesté de la recherche sur Internet, présent dans le quotidien des internautes à travers une vaste gamme de services – de la messagerie en ligne à la cartographie – et champion de la monétisation du Web.

Aux États-Unis, un premier coup de boutoir vient d’être porté à cette forteresse par Facebook, nouvelle étoile montante du Net. En 2010, le réseau social a capté 8,93 % des visites d’internautes américains, selon une étude réalisée par le cabinet Hitwise. Cela fait de Facebook le site le plus fréquenté outre-Atlantique l’an passé. Il détrône Google.com, fort de 7,19 % des visites, selon Hitwise, qui détermine l’audience des sites à partir d’un panel de 10 millions d’internautes américains. Indirectement, Google a contribué à tirer le succès de Facebook : en effet, les termes «facebook» et «facebook login» ont été les locutions les plus recherches sur des moteurs aux États-Unis en 2010.

En réunissant les différents services de Google, comme la messagerie Gmail et son site de vidéos YouTube, le groupe de Mountain View conserve sa place de numéro un sur Internet avec 9,85 % des visites américaines, devant Facebook et l’ensemble des services Yahoo! (8,12 %). Selon Hitwise, les dix premiers sites américains totalisent ainsi 33 % des visites d’internautes américains, une hausse de 12 % par rapport à 2009.

Cap sur le mobile
La progression de Facebook est fulgurante. En 2008, le réseau social était à la neuvième place du classement Hitwise, loin derrière le site communautaire Myspace (alors numéro trois !), Live Mail, eBay, Yahoo! Search et MSN. L’année suivante, le site est devenu numéro trois, derrière Google.com et Yahoo! Mail. Et depuis le début de l’année 2010, les petites victoires se succèdent. Au printemps, Facebook avait ainsi réussi, pendant une semaine, à tenir tête à Google et se hisser au premier rang des sites Web américains. En août, il avait aussi raflé la palme du temps passé : au total, les internautes américains avaient passé 41,1 millions de minutes sur Facebook, contre 39,8 millions de minutes sur les divers sites Google, avait calculé l’institut comScore. Enfin, avec plus de 550 millions de membres actifs, Facebook réunit – six ans après sa création dans un dortoir de l’université américaine de Harvard – un quart de la population internaute mondiale.

Cette croissance soutenue ne devrait pas ralentir à court terme. À en croire ses offres d’emploi, Facebook met le cap sur l’Internet mobile et les marchés émergents (Asie, Turquie, monde arabe). Pour accompagner ces développements, le site fondé par Mark Zuckerberg peut compter sur le soutien des investisseurs, prêts à financer Facebook sur des valorisations toujours plus extravagantes. La banque Goldman Sachs et le fonds russe Digital Sky Technologies (DST), déjà actionnaire de Facebook, auraient ainsi apporté respectivement 450 et 50 millions de dollars au site sur une valorisation de 50 milliards de dollars, a rapporté le New York Times, lundi.

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Actualité Le Web

Google soupçonné de manipuler ses services


Bruxelles a commencé à envoyer les questionnaires de son enquête antitrust visant le groupe américain. Ils révèlent de fortes suspicions concernant le fonctionnement du moteur de recherche et de son offre publicitaire.

Une lourde présomption de manipulation pèse sur Google. C’est ce qui ressort des premiers questionnaires envoyés aux acteurs du Web européen par la Commission européenne dans le cadre de son enquête antitrust sur le groupe Internet américain. C’est la première manifestation de l’enquête ouverte fin novembre pour déterminer si Google a «abusé d’une position dominante dans le domaine de la recherche en ligne».

Les questionnaires comptent au total près d’une centaine de questions, auxquelles devront répondre éditeurs de sites Web, moteurs de recherche et annuaires en ligne, annonceurs et régies publicitaires, avant le 11 février. Au-delà de considérations sur un éventuel abus de position dominante (substituabilité des marchés, fixation des prix…), les questions de Bruxelles sous-tendent une autre accusation: Google manipulerait les résultats de ses recherches et de sa plate-forme d’achat de publicités. Or, le groupe a toujours revendiqué l’impartialité parfaite et mathématique de son algorithme.

«Votre société a-t-elle remarqué des changements soudains et significatifs dans son classement sur les moteurs de recherche comme Bing, Google ou Yahoo? Avez-vous constaté des baisses soudaines du nombre d’utilisateurs renvoyés vers vos services par Google et qui ne peuvent pas être expliquées par des changements sur votre site Web?», demande Bruxelles.

Plus précisément, la Commission s’interroge sur un favoritisme exercé dans ses résultats par Google et demande aux répondants s’ils «ont connaissance de modules dans l’algorithme de référencement naturel de Google qui pourraient pénaliser le classement ou l’affichage de pages de votre site Web (…) par rapport à des services concurrents appartenant à Google». Autrement dit: l’algorithme de Google est-il programmé pour référencer d’abord les vidéos de YouTube au détriment de celles de Dailymotion, les cartes de Google Maps plutôt que celles de Mappy, les photos de Google Images avant celles de Flickr (Yahoo)? Sur Google Actualités par exemple, l’algorithme ne retient que les vidéos hébergées par YouTube, la plate-forme maison.

Des soupçons similaires pèsent sur son activité publicitaire. Bruxelles explore ainsi des cas de «soudaines hausses des tarifs publicitaires sur les moteurs de recherche au cours des six dernières années» et une dégradation brutale de l’indice de qualité AdWords des annonceurs sans qu’ils aient pour autant changé la page sur laquelle les utilisateurs sont envoyés par leur publicité. «Quel impact cet incident a eu sur votre site Web en termes de dépenses publicitaires (y compris des changements sur le montant minimum d’enchère) et de trafic dérivé de vos publicités? Avez-vous, en parallèle à cet incident, subi une baisse comparable de votre classement dans les résultats de recherche naturels de Google?», demande la Commission. Et, plus directe encore: «Google vous a-t-il jamais indiqué qu’une hausse des dépenses publicitaires pourrait améliorer votre référencement naturel?»

«La transparence suffit-elle?»
Nul doute que les réponses apportées à ces questions seront du plus haut intérêt pour les acteurs du Web. Elles rejoignent des préoccupations formulées déjà en juillet dernier par Joaquin Almunia, vice-président de la Commission européenne en charge de la Concurrence, à l’occasion d’un colloque sur les médias numériques organisé par le University College London. «Sur Internet, l’information circule vite et les utilisateurs peuvent être très réactifs. Si les résultats sur un moteur de recherche par exemple sont manipulés, cela peut tout à fait faire la différence sur le marché si les consommateurs le savent. Mais la transparence suffit-elle?», avait-il alors déclaré.

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Le Web

Google aurait doublé le prix de son offre sur Groupon

Le géant du web convoiterait ce site de commerce en ligne groupé en plein essor, d’après la presse américaine. Il proposerait désormais jusqu’à six milliards de dollars pour réaliser l’acquisition.

Google pourrait réaliser cette semaine sa plus importante acquisition. Le géant de la recherche en ligne s’apprêterait, en effet, à mettre sur la table jusqu’à six milliards de dollars (4,6 milliards d’euros) pour racheter le site Groupon. D’après le site spécialisé All Things Digital, le montant proposé par Google s’élève à 5,3 milliards de dollars, auquel s’ajoute une prime de 700 millions de dollars.

Créé en 2008 aux Etats-Unis, Groupon fait figure de pépite au développement prometteur. Son principe est simple et efficace : le site propose des réductions sur des services dans la ville de votre choix, à condition que suffisamment d’internautes se montrent intéressés par l’offre. D’où le nom de Groupon, contraction de «groupe» et «coupon». Par exemple, le site propose 50% de réduction sur un restaurant ou un hamman si 70 internautes s’engagent à acheter la prestation. Logiquement, l’internaute a tout intérêt à recommander l’offre à ses contacts. Le marketing viral est en action.

Lancé en Europe en février dernier, Groupon indique compter aujourd’hui 13 millions d’abonnés dans 23 pays. D’après le New York Times, le site génère un chiffres d’affaires supérieur à 350 millions de dollars (268 millions d’euros).

L’offre de Yahoo déjà rejettée
Le site suscite donc les convoitises des géants du web. Des sources proches du dossier citées par le quotidien américain confient que Yahoo aurait déjà proposé 2 milliards de dollars mais que Groupon aurait rejetté l’offre. Google aurait par la suite soumis une première offre entre 2,5 et 4 milliards de dollars selon la presse américaine. La firme de Mountain View proposerait désormais entre 5 et 6 milliards de dollars.

Avec 33 milliards de liquidités annoncées en octobre dernier, le géant en ligne peut s’offrir une telle acquisition qui le positionne sur le marché du commerce en ligne de proximité.

Les deux compagnies n’ont pour le moment pas commenté ces rumeurs.
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