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Les écoles suisse, française et canadienne intéressées par la formation touristique en Tunisie

La mauvaise qualité a été, de tout temps, le talon d’Achille du tourisme tunisien. A l’origine, la non-disponibilité en Tunisie de grandes écoles adaptées aux ratios internationaux. Car, qui dit qualité de service dit, de nos jours, qualité de la formation.

La stratégie de promotion du secteur touristique à l’horizon 2016, feuille de route du secteur, a fait de la formation son dada. Elle a prévu la refonte du système de formation professionnelle et le développement de projets de partenariat avec de grands groupes hôteliers et de grandes écoles hôtelières.

L’objectif est d’améliorer, à court terme, le professionnalisme touristique et de développer, à moyen et long termes, une expertise nationale digne d’une destination touristique confirmée telle que la Tunisie.

Dans cette perspective, les autorités touristiques ont manifesté de l’intérêt pour trois grandes écoles : suisse, française et canadienne. Ces mêmes écoles où se sont formés les premiers hôteliers tunisiens, durant les années soixante.

Lors d’un récent entretien, à Marrakech, avec Slim Tlatli, ministre du Tourisme, Michel Rochat, directeur général de l’école hôtelière de Lausanne (Suisse), a déclaré que «les orientations tunisiennes en matière de formation constituent une bonne opportunité pour l’école de Lausanne «qui sera étroitement associée à la Tunisie pour explorer de nouveaux modèles de coopération».

Des responsables de cette école seront dépêchés, début janvier 2011, à Tunis, pour diagnostiquer les besoins en formation touristique.

En visite en Tunisie, Gérard Pellisson, président du groupe Accor, a annoncé que «la formation est un axe essentiel qui va guider le partenariat avec le tourisme tunisien».

Concrètement, le groupe se propose de lancer en Tunisie une académie de formation touristique de notoriété internationale.

Le retour des grandes enseignes en Tunisie, à l’instar des chaînes Hilton, Movenpik, Mariott et Accor, ne manquera pas, de par la qualité des prestations qu’elles exigent, de mettre la pression sur le reste des hôteliers afin qu’ils accordent l’intérêt requis à la formation et son corollaire, l’amélioration de la qualité des services.

Par ailleurs, l’implication de bailleurs de fonds tels que l’Agence française de développement (AFD) dans la réalisation d’écoles de formation touristique, à l’instar de l’école touristique de Nabeul, et la signature de convention de partenariat avec des pays leaders dans le tourisme, ne manqueront pas de contribuer à cette dynamisation de la formation touristique.

Dans cette optique, Tunisiens et Canadiens ont signé en septembre 2010 une convention en vertu de laquelle le Canada s’engage à appuyer les efforts de la Tunisie en matière de formation professionnelle touristique.

L’accord a été conclu entre l’Agence tunisienne de la formation professionnelle et l’institution canadienne ‘’Education Nationale’’. Les deux parties ont convenu de développer la pratique d’échange permanent d’informations, d’expériences et d’expertises dans le domaine de la formation professionnelle, notamment en promouvant conjointement des activités innovantes dans des secteurs porteurs permettant une meilleure valorisation des ressources humaines, à des fins de reconnaissance mutuelle de qualifications et de co-dipômation.

Il s’agira ainsi de l’organisation mutuelle de stages et de missions d’études, d’échange de méthodes, d’outils et de supports techniques, d’établissement de discussions, d’échanges d’experts et de bonnes pratiques, de mutualisations des moyens et ressources.

WMC

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