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Facebook : une entrée en bourse difficile

L’information n’a échappé à personne : le plus grand réseau social au monde, Facebook, a fêté en grande pompe son introduction en bourse. Une entrée qui se révèle bien chaotique.

Profitant d’un énorme buzz médiatique, l’entrée en bourse de Facebook a fait parler d’elle, et pour cause. C’est la plus grosse introduction en bourse de l’histoire d’Internet. Le réseau social a décidé de mettre sur le marché plus de 421 millions d’actions au prix de 38 dollars pièce, valorisant Facebook à 104 milliards de dollars. Mais la joie fut de courte durée pour Mark Zuckerberg, le boss de Facebook, tout heureux de sonner l’ouverture du Nasdaq depuis le siège de Facebook à Menlo Park, en Californie.

En effet, le réseau social aux 900 millions de membres va très vite décevoir. Après une légère envolée à 45 dollars, l’action a terminé tout juste au dessus de sa cotation initiale, à un décevant 38,23 dollars, dans une journée marquée par les problèmes informatique du côté du Nasdaq qui ont retardé l’entrée en bourse de Facebook. Une semaine après, le 25 mai, soit 6 jours de cotation, l’action pointe à seulement 31,91 dollars, soit une baisse de 16% par rapport aux 38 dollars initiaux. Une baisse qui atteint les 29% pour ceux qui ont acheté les actions à 45 dollars, espérant sans doute une envolée de l’action pour réaliser une plus-value rapide.

Excès d’optimisme ou arrogance ?
Alors qu’on reparle d’un smartphone Facebook, le réseau social a vécu une semaine difficile, critiqué pour sa gestion hasardeuse concernant son introduction en bourse. En effet, juste avant son entrée au Nasdaq, on apprenait que General Motors arrêtait les dépenses publicitaires sur Facebook, en raison d’un impact limité sur les consommateurs. A Mark Zuckerberg, on a reproché son côté « provoc » lors du »roadshow » de Facebook à New York en début de mois. Le directeur financier de Facebook, David Ebersman ainsi que l’analyste Michael Grimes, co-directeur des opérations bancaires liées au domaine technologique de Morgan Stanley, sont également pointés du doigt pour leur décision d’augmenter de 25% le nombre de titres émis.

L’entrée en bourse de Facebook ne sera donc pas passée inaperçue. Au contraire, le géant des réseaux sociaux qui vient tout juste de fêter ses huit ans est critiqué pour son départ raté.

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