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Facebook Disconnect et Facebook Blocker, les deux extensions que Facebook va détester

Les avantages de Facebook contiennent pour certains leurs propres inconvénients : la facilité avec laquelle vous développez votre réseau et interagissez avec lui est proportionnelle au nombre de données personnelles que vous laissez sur la toile, principalement aux mains de sociétés qui ciblent votre comportement sur internet. Sans parler des failles de sécurité, encore fréquentes.

Bref, pour nombre d’internautes, Facebook c’est le mal, mais en même temps il devient difficile de s’en passer. C’est à cette question que répondent deux services qui ont émergé presque simultanément ces derniers jours : Facebook Disconnect et Facebook Blocker.

Facebook Disconnect, créé par Brian Kennish, un ingénieur de chez Google sur son initiative personnelle et en dehors de ses heures de travail, est une extension pour Google Chrome qui « coupe » la relation entre les sites que vous visitez et les serveurs de Facebook. Pour bien comprendre, il faut savoir que Facebook est informé de chaque visite que vous faites sur un site qui utilise Facebook Connect. Plus d’un million de sites ont ainsi accès à vos données de navigation. L’extension Facebook Disconnect empêche la transmission de ces données. Comme cela paraît trop beau pour être vrai, et que le plugin a été développé en une journée, on se posera inévitablement deux questions : est-ce vraiment fiable ? Si c’est aussi simple, comment se fait-il que personne n’y ait pensé avant ?

Facebook Blocker, développé par une agence web américaine basée en Floride, agit un peu de la même façon, avec un objectif différent mais un même résultat visible : « nettoyer » le web de toute présence de Facebook. Facebook Blocker, disponible sous forme d’extension pour Google Chrome, Firefox et Apple Safari, supprime des pages web tous les boutons « Like », listes de recommandations et autres plugins sociaux siglés Facebook. Selon ses auteurs, il « devrait » aussi empêcher tout script Facebook de tracer votre historique de navigation.

J’ai installé et testé ces deux plugins gratuits, l’un sur Safari et l’autre sur Google Chrome, et en effet sur la homepage, les boutons Like et la liste de recommandations Facebook ont disparu,

Le syndrome du talon d’Achille
Reste à savoir combien de temps il faudra à Facebook pour contourner ces extensions, qui de prime abord flinguent une fonction vitale pour lui et qui remettent un peu les choses en perspective en faisant d’un coup apparaître le réseau social comme un colosse aux pieds d’argile : la revente des données des internautes à ses partenaires et aux annonceurs est le fonds de commerce de Facebook (même si l’on voit que cela n’est pas aussi rentable que l’on imagine). Comment imaginer qu’un simple bout de code puisse ainsi fragiliser la base même de l’édifice ?

Bon cela étant, mon titre est incomplet : il n’y a pas que Facebook qui va détester ces extensions. Les éditeurs de sites, et pas seulement ceux qui utilisent Facebook Connect, risquent également de ne pas voir cela d’un très bon œil. D’ailleurs, ne les installez pas, cliquez plutôt sur le bouton « J’aime », là juste en-dessous à gauche

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