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Le plugin Facebook pour WordPress vise à rendre les blogs plus sociaux

Lancé le 21 avril 2010, le bouton « j’aime » de Facebook est présent sur de nombreux blogs. Il y a tout juste un an, Facebook précisait que 2.5 millions de sites l’avaient intégré. La sortie d’un plugin WordPress facilitant l’intégration des fonctionnalités du site de réseautage dans les blogs va encore accroître cette tendance forte et alimenter le Social Graph de Facebook à vitesse grand V.

L’Open Graph Protocol permet bien de proposer les mêmes fonctionnalités que le site Facebook sur n’importe quelle page web. Toutefois, jusqu’à présent, la seule insertion du bouton « J’aime » nécessitait que l’administrateur du blog configure et insert un bout de code.

Le nouveau plugin de WordPress s’affranchit de tout code et permet « de rendre votre site social en quelques clics. »

Pour ce faire, il suffit de télécharger le plugin idoine de WordPress via le répertoire plugin de WordPress.org et de le mettre dans le répertoire /wp-content/plugins sur le serveur qui héberge votre blog. Après l’avoir activé, il faut effectuer un paramétrage en suivant les instructions. Et le tour est joué.

Des fonctionnalités paramétrables à la volée via Facebook
De nombreuses interactions entre votre blog et Facebook deviennent maintenant très simples. Vous pouvez notamment choisir de mentionner automatiquement les posts effectués sur votre blog WP à vos amis Facebook et sur certaines pages Facebook. Le post avec un message que vous aurez préalablement écrit apparaîtra alors automatiquement sur la timeline des amis mentionnés, celle du blog et celle de l’auteur. Des plugins « sociaux » peuvent également être rapidement paramétrés :

  • boutons J’aime, Send et Subscribe intégrés par un simple clic et complètement personnalisables
  • les commentaires avec support SEO
  • la barre de recommandations; elle permet d’avoir des suggestions de lecture basées sur ce que vos amis FB lisent et ce qui est populaire parmi ceux-ci. Vous pouvez ou non vous-même choisir d’activer le partage de votre « activité », à savoir d’indiquer à vos amis FB les articles que vous avez lu.
  • Le partage automatique du post WP d’un auteur sur sa timeline FB se fait également très facilement avec ce nouveau plugin.

Des fonctionnalités disponibles sous forme de Widgets WordPress
Le plugin WP intègre par ailleurs des widgets qu’il est possible d’installer par un simple glisser déposer. Le widget Activity Feed Box indique aux utilisateurs de Facebook l’activité récente que leurs amis ont sur votre site. La Recommandations Box donne des recommandations de pages via votre site. Enfin, des Widgets sont disponibles pour les boutons Like, Send et Subscribe.

Enfin, on notera qu’il est désormais possible d’intégrer plus facilement l’Open Graph Protocol. L’intégration des pages web dans le Social Graph de l’écosystème Facebook va ainsi s’accroître. On imagine aisément que Facebook pourra rapidement acquérir matière pour alimenter son propre moteur de recherche (intégré d’office dans le navigateur Opera par exemple) à partir des interactions au sein du Social Graph. D’autant plus que les blogs WordPress représentent 16.6% de tous les blogs et 600 millions de visiteurs uniques chaque mois. Désormais « allié » à Apple, Facebook risque bien de devenir le véritable concurrent de Google.

Pour bénéficier de la version 1.0 de ce plugin, il faut disposer d’une version WordPress 3.1.1 au minimum (et jusqu’à 3.4). Le plugin fonctionnera aussi sur mobile précise Facebook.

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Facebook : la plus grosse entrée en Bourse de l’histoire d’Internet

Le réseau social met sur le marché 421 millions d’actions à 38 dollars pièce.

Le réseau social sur Internet Facebook a annoncé, jeudi, la mise sur le marché de plus de 421 millions d’actions au prix de 38 dollars pièce, en haut de la fourchette annoncée mardi, ce qui lui donne une valorisation maximale de 104 milliards de dollars. Les titres Facebook doivent commencer à s’échanger sur le marché électronique Nasdaq vendredi sous le sigle FB. Il s’agit de la plus grosse entrée en Bourse pour une valeur internet, et de la deuxième plus grosse pour une entreprise américaine tous secteurs confondus.

L’entreprise, née il y a huit ans dans une chambre d’étudiants à Harvard, cède 180 millions d’actions pour son propre compte, ce qui lui permet de récolter 6,84 milliards de dollars. Le solde, soit 57 % de l’offre, est cédé par des actionnaires existants, pour une opération totale de quelque 16,02 milliards de dollars. Le P-DG Mark Zuckerberg entend ne vendre que les actions qui lui permettront de solder sa facture fiscale, soit pour 1,15 milliard de dollars d’actions, tout en conservant le reste de sa participation de 18,4 %.

Certains analystes avaient spéculé que, vu l’énorme engouement des investisseurs pour cette opération ultra-médiatisée, Facebook et ses banquiers, au premier rang desquels Morgan Stanley, auraient pu fixer un prix supérieur à la fourchette de prix annoncée. Selon des informations du Wall Street Journal, les dirigeants de Facebook auraient tenté en vain d’obtenir un prix plus élevé. De nombreux analystes ont mis en garde contre tout emballement pour Facebook, dont la croissance du chiffre d’affaires est en décélération alors qu’il est en phase d’investissements intenses, et qui peine à monétiser la migration du trafic internet sur les appareils portables.

Entériner la position de Facebook

Cette entrée en Bourse arrive au second rang de l’histoire des États-Unis derrière Visa, mais devant General Motors, selon le cabinet Renaissance Capital. En cas de fort intérêt des investisseurs, jusqu’à 63,18 millions de titres supplémentaires pourraient être mis en vente. Il reste aux banques et aux courtiers à organiser la distribution finale des actions aux investisseurs en ayant réclamé, dont beaucoup espèrent vraisemblablement profiter du bond attendu du titre dans les premiers échanges publics.

Mark Zuckerberg, qui a soufflé ses 28 bougies lundi, doit suivre l’événement de loin, au siège de Facebook à Menlo Park (Californie, ouest), fidèle à son image de « geek ». Les employés de Facebook ont été conviés à participer à un « hackathon » (marathon de codage informatique) dans la nuit, qui s’achèvera quand Mark Zuckerberg fera sonner à distance la cloche d’ouverture du Nasdaq. L’opération a de quoi donner le tournis : la valorisation de Facebook dépasse aisément celle du groupe de médias Disney (80 milliards de dollars) presque centenaire, même s’il reste en retrait derrière l’autre géant de l’internet, Google.

Pour Virginie Lazès, directrice associée à la banque d’affaires Bryan Garnier, « finalement cette entrée en Bourse ne sert à rien, elle sert juste à entériner le fait que Facebook se considère comme le leader incontournable d’Internet des cinq prochaines années ». De fait, ce n’est pas par besoin de liquidités que Facebook fait appel au marché : le site au chiffre d’affaires annuel (2011) de 3,7 milliards de dollars pour un bénéfice net de 668 millions de dollars compte déjà 4 milliards de dollars de liquidités.

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Les utilisateurs de réseaux sociaux de plus en plus soucieux de leur vie privée

D’après l’institut de recherche américain Pew Center, les membres des réseaux sociaux adoptent une attitude de plus en plus protectrice vis-à-vis de leur vie privée. Dans sa dernière étude (en anglais), l’institut rapporte que 63 % des utilisateurs interrogés ont supprimé des personnes de leur liste d’amis, en hausse par rapport aux 56 % en 2009. Plus de la moitié des membres du panel (58 %) indiquent avoir paramétré leur compte pour qu’il ne soit accessible que par leurs amis, contre 20 % restant entièrement public.

Le contrôle s’applique également aux contenus publiés par des tiers. 44 % des 2 277 sondés disent avoir supprimé des commentaires postés sur leur mur, soit huit points de plus que deux ans plus tôt (36 %). La suppression du marquage (« tag ») de son nom sur des photos mises en ligne par d’autres personnes est aussi entré dans les pratiques de 37 % des utilisateurs (30 % en 2009). « A mesure que les réseaux sociaux deviennent des moyens de communication quotidiens, les membres sont devenus des gestionnaires plus actifs de leurs profils et des contenus envoyés par des tiers sur ces réseaux », estime le rapport.

La thématique atteint également le monde politique. La semaine dernière, l’administration Obama a marqué sa volonté d’édicter une « déclaration des droits » en ligne, prônant une meilleure maîtrise des données collectées par les entreprises du Web, qui n’offrent aujourd’hui que peu d’informations sur la manière dont elles sont utilisées.

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Les médias, nouvelle cible de Facebook

Grâce aux nouvelles applications du profil, le réseau social devient une source de traficpour les éditeurs de contenus. Il améliore en parallèle sa connaissance des utilisateurs.

La petite révolution amorcée en septembre dernier par Facebook est en train de porter ses fruits. Le fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg, avait alors dévoilé les «Timeline apps», des applications qui font apparaître sur le profil d’un utilisateur ses activités sur d’autres sites -affichant aussi bien les morceaux écoutés sur Spotify que les articles lus sur le Wall Street Journal. Elles s’accompagnaient de nouveaux boutons d’action comme «lire», «écouter», «regarder»… Plusieurs services, dont Deezer et Dailymotion en France, avaient créé leurs applications dans la foulée, suivis, en janvier, de nombreux autres éditeurs de contenus.

Les résultats publiés récemment par Facebook sont spectaculaires. Depuis septembre, 25 millions d’internautes ont installé l’application de Yahoo! News. Celle du quotidien britannique The Guardian a séduit plus de 6 millions d’internautes, dont la moitié a moins de 25 ans. Plus de 10 millions de personnes lisent le Washington Post sur Facebook tous les mois -cinq fois plus que ce qu’espérait le quotidien. En France, le site de critiques de films Cinemur a enregistré un bond de 40% de son trafic. Chez Dailymotion, l’engagement des internautes, qui regardent plus de vidéos sur Facebook et se connectent plus souvent avec leurs identifiants sur Dailymotion, a triplé.

Ces succès aident Facebook à séduire de nouveaux éditeurs de contenus. La semaine dernière, 12 médias américains, dont la chaîne CBS, le site Huffington Post et le portail MSNBC.com, ont annoncé le lancement de leurs applications. En France, celles de Canal+, Wat (TF1), M6 et Warner Bros sont imminentes. «Nous promettons deux choses aux médias: une distribution de leurs contenus auprès de potentiellement 850 millions de personnes, et de l’engagement et du réengagement des utilisateurs», explique Julien Codorniou, directeur des partenariats de Facebook France.

Plate-forme de distribution

La viralité du réseau social fonctionne à plein régime. En France, le tout jeune réseau social de voyage Wipolo a ainsi multiplié par 7 le nombre d’utilisateurs venant de Facebook. «Cela a été un gros accélérateur. Si nous extrapolons ces chiffres, nous allons gagner beaucoup de temps sur notre plan de marche», explique Matthieu Heslouin, son fondateur. «La Timeline App offre une plate-forme de distribution aussi puissante que la radio pour la musique», analyse de son côté Spencer Hyman, fondateur et PDG de Artfinder, un service dédié à la découverte d’œuvres d’art. Il a, lui, observé une hausse de 60% du temps passé sur son site par les utilisateurs venant de Facebook.

A priori, l’opération est gagnante pour les deux parties. «L’espace au sein de l’application appartient à 100% à l’éditeur qui peut y vendre de la publicité. Nous ne touchons rien là dessus», souligne Julien Codorniou. Facebook commercialise, lui, de la publicité dans la barre latérale du navigateur. Pour cela, avoir des applications qui enrichissent sa base de données d’informations qualitatives est très précieux. «J’écoute Lady Gaga a plus de valeur que j’aime Lady Gaga», résume Julien Codorniou. Un avantage acquis à moindre frais: «Certes, Facebook ne touche rien sur nos recettes publicitaires, mais il ne paye rien en achat de droits pour la musique et la vidéo qui contribuent à l’attractivité de la plate-forme. La beauté de l’outil est que tout ce travail est fait par l’écosystème», rappelle Martin Rogard, directeur général de Dailymotion France.

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Google perce dans les réseaux sociaux

Google perce dans les réseaux sociaux

Google+ séduit 625.000 nouveaux utilisateurs chaque jour selon un analyste.

Le 28 juin dernier, la Toile a découvert Google +. Ce réseau social devait signer la revanche du géant de la recherche en ligne sur Facebook. Plus important encore, il doit garantir sa pertinence à l’ère de l’Internet communautaire.

Six mois plus tard, Google + gagne 625 000 nouveaux utilisateurs par jour, selon une analyse publiée mercredi par Paul Allen, fondateur du site Ancestry.com et statisticien «non-officiel» de Google+. Selon ses calculs, la plate-forme communautaire de Google aurait aujourd’hui réuni plus de 62 millions de comptes. Mi-octobre, Larry Page, le cofondateur de Google et actuel directeur général du groupe Internet, annonçait avoir franchi le cap des 40 millions d’utilisateurs.

«Google + ajoute de nouveaux utilisateurs à un rythme très soutenu. C’est peut-être dû aux vacances, aux publicités télévisées, aux activations d’Android 4, aux célébrités et aux marques ou à une combinaison de tous ces facteurs», analyse Paul Allen dans une note publiée sur Google +.

Fort de ses observations, il estime que le service pourrait atteindre 100 millions de comptes fin février et dépasser les 400 millions de membres à la fin de l’année prochaine. Lancé en 2004, Facebook avait atteint les 100 millions de membres actifs en quatre ans, puis dépassé les 400 millions d’utilisateurs fin février 2010. En septembre dernier, le réseau social de Mark Zuckerberg a annoncé avoir dépassé les 800 millions de membres actifs.

Ces derniers se sont connectés au moins une fois à Facebook au cours des 30 derniers jours. Paul Allen prend en considération, lui, les comptes ouverts sur Google +, mais pas forcément en activité. Ils incluent, par ailleurs, des utilisateurs institutionnels, à l’instar d’offices de tourisme plutôt confidentiels, de sites spécialisés dans la cuisine indienne, des établissements comme le Collège des bernardins, des agences de voyage spécialisées dans le tourisme en camping-car ou des associations.

Améliorer le moteur de recherche
Pour Paul Allen, la croissance de Google + devrait s’accélérer encore avec le développement du parc de smartphones Android et une intégration généralisée du service dans d’autres sites de Google. La plate-forme de partage de vidéos YouTube a ainsi été le premier service de Google à s’enrichir des fonctions communautaires de Google +. Elles permettent, par exemple, de voir quelles vidéos ont été partagées sur Google + par ses amis. Cette intégration va être capitale pour Google.

En effet, avant de partager un contenu (vidéo, article, lien) sur Google +, le service demande à l’internaute de cliquer sur son bouton «+1», équivalent du «j’aime» apposé par Facebook au bas de nombre de pages Web. Cette action permet à Google d’ajouter des informations «sociales» – à travers le vote ou l’approbation manuelle d’un internaute – à des contenus triés et organisés jusqu’ici de manière mécanique par l’algorithme de son moteur de recherche. Ainsi certains résultats de Google apparaissent déjà flanqués de petites notules indiquant «Loïc a partagé ce résultat sur Google+» ou «+1 de Mehdi pour ce résultat». Une façon pour Google d’affiner la qualité de ses résultats.

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Audiences : Facebook talonne Google

Audiences : Facebook talonne Google.

Le réseau social est le deuxième site le plus visité aux États-Unis et se rapproche du moteur de recherche.

Seize millions d’internautes. C’est le nombre de visiteurs uniques (VU) mensuels que Facebook doit encore séduire pour ravir la couronne de roi de la Toile à Google aux États-Unis.

Selon le bilan de l’année Internet publié jeudi par le cabinet d’études Nielsen, le moteur de recherche a été visité en moyenne par 153,4 millions d’internautes américains en 2011. Il est talonné par le réseau social de Mark Zuckerberg, qui a accueilli 137,6 millions de visiteurs uniques mensuels en moyenne cette année. Les observateurs attendent désormais un combat des titans en 2012. «Il sera intéressant de voir si le réseau social peut détrôner le géant de la recherche en tant que premier site Internet en 2012», s’interroge ainsi la lettre spécialisée Mediapost.

Puissance considérable
Pour l’heure, la puissance de Google aux États-Unis reste considérable. Premier site Web outre-Atlantique, Google est également champion de la catégorie vidéo. Le site YouTube, qu’il a racheté en 2006, est le numéro un du secteur, consulté en moyenne par 111,2 millions d’Américains tous les mois en 2011. A la deuxième place figure Vevo, un site de clips musicaux édité par les majors de la musique Universal Music (Vivendi) et Sony Music, en partenariat avec… Google. Deux ans après son lancement, Vevo fédère tous les mois 34,6 millions d’internautes. La troisième marche du podium vidéo revient à Facebook (29,8 millions de VU), qui a ravi de précieuses parts de marché publicitaire à Yahoo! (25,3 millions de VU).

Archidominée par Facebook, seule la catégorie des sites communautaires semble ainsi échapper à la domination de Google sur le Web. Pourtant, la deuxième place du classement est occupée par la plate-forme de blogs Blogger, une autre filiale du géant de la recherche en ligne. Blogger a fidélisé en moyenne 45,7 millions d’internautes américains par mois, en 2011. De même, lancé il y a à peine six mois, Google+ arrive déjà à la huitième place du classement, avec en moyenne 8,2 millions de visiteurs uniques.

À la faveur d’une actualité très riche en 2011, la plate-forme de microblogging Twitter a conforté son audience Internet. Le service a réuni en moyenne 23,6 millions de visiteurs uniques par mois aux États-Unis cette année, selon Nielsen. Troisième de la catégorie, Twitter devance ainsi des acteurs établis depuis plus longtemps dans l’espace du Web 2.0, comme WordPress, MySpace ou LinkedIn.