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Chrome se met à jour, avec des nouveautés sur PC, Android et Chrome OS

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Google vient de déployer la version 35 de son navigateur maison, avec pas mal de nouveautés à la clé.

Si l’on en croit les derniers chiffres du cabinet d’étude AT Internet, alors Chrome serait le navigateur le plus utilisé en Europe avec 30,5% de parts de marché, contre 23,6% et 20,4% pour Internet Explorer et Firefox.

Son succès n’est pas le fruit du hasard, loin de là. En réalité, s’il est parvenu à s’imposer chez les internautes, c’est grâce à toutes les améliorations apportées par son éditeur.

Or justement, Google vient de déployer une nouvelle version de Chrome sur Windows, OS X et Android.

Moins de failles sur PC
La mise à jour déployée sur nos PC n’apporte que peu de nouveautés pour l’internaute lambda, mais elle vient corriger pas moins de 23 vulnérabilités repérées par des développeurs chevronnés, et grassement récompensés.

Chrome 35 se veut également plus stable et plus réactif. Les développeurs pourront mettre la main sur de nouvelles fonctions JavaScript, tout en profitant du support de Shadow DOM et de CSS Font Loading. N’étant pas familier de la chose, je ne peux pas vous en dire plus sur le sujet, alors vos retours sont les bienvenus.

De nouvelles fonctions sur Android
En marge de cette mise à jour, Google a également déployé une mise à jour de son application sur le Play Store.

Cette fois, les nouveautés sont plus nombreuses, du moins pour les utilisateurs, puisque ces derniers auront la possibilité de réouvrir un onglet fermé par inadvertance et même de pousser certaines vidéos vers le Chromecast, sans avoir besoin de passer par des applications tierces.

Et pour Chrome OS alors ?
Chrome OS est lui aussi concerné par cette mise à jour, ce qui n’est pas très surprenant. S’il profite des correctifs évoqués plus haut, il va surtout avoir droit à un lanceur d’applications plus complet.

Plus complet, et plus intelligent puisqu’il sera enfin capable de gérer des dossiers. Mieux, Google a aussi profité de l’occasion pour intégrer la fameuse fonction « Ok Google » que vous connaissez forcément. Moralité, vous allez pouvoir discuter avec votre ultrabook le plus simplement du monde. A éviter lorsque vous prendrez le RER D, bien sûr.

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Le jour où Google dut apprendre à oublier

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Avec la décision de la CJUE du 13 mai 2014, c’est une véritable brèche que vient d’ouvrir la Cour au niveau européen en matière de responsabilité des exploitants de moteurs de recherche.

Car si cette jurisprudence touche d’abord à la question du droit à l’oubli en matière de données à caractère personnel, il semble que les enjeux en soient plus importants et généraux car elle modifie la frontière des responsabilités et l’équilibre global des droits et libertés sur internet.

Les moteurs de recherche ont souvent le beau rôle : ils vivent de l’internet et référençant son contenu mais ne sont que rarement jugés responsables du fait du contenu qu’ils mettent en lumière et dont ils facilitent la diffusion. L’argument de ces acteurs incontournables du net tient souvent dans l’aspect automatisé de leur action. Il y aurait un deus ex machina, une logique qui dépasserait la volonté de l’exploitant, celle des algorithmes. Autre argument, les moteurs font presque parti des murs, des fondations, de l’infrastructure de l’internet : ils sont des intermédiaires techniques qui se drapent autant qu’ils le peuvent des atours de défenseurs de la liberté d’information et de la neutralité du Net.

L’affaire qui fait grand bruit porte sur l’application du droit à l’oubli au sens de la directive 95/46/CE. Mais surtout, la saisine de la Cour de Justice de l’Union Européenne, a eu lieu à l’occasion d’un contentieux opposant, en Espagne, un particulier, au gigantesque Google, toujours dans la ligne de mire des instances européennes :

« Le 5 mars 2010, M. Costeja González, de nationalité espagnole et domicilié en Espagne, a introduit auprès de l’AEPD une réclamation à l’encontre de La Vanguardia Ediciones SL, qui publie un quotidien de grande diffusion, notamment en Catalogne (Espagne) (ci-après «La Vanguardia») ainsi qu’à l’encontre de Google Spain et de Google Inc. Cette réclamation se fondait sur le fait que, lorsqu’un internaute introduisait le nom de M. Costeja González dans le moteur de recherche du groupe Google (ci-après «Google Search»), il obtenait des liens vers deux pages du quotidien de La Vanguardia respectivement du 19 janvier et du 9 mars 1998, sur lesquelles figurait une annonce, mentionnant le nom de M. Costeja González, pour une vente aux enchères immobilière liée à une saisie pratiquée en recouvrement de dettes de sécurité sociale. Par cette réclamation, M. Costeja González demandait, d’une part, qu’il soit ordonné à La Vanguardia soit de supprimer ou de modifier lesdites pages afin que ses données personnelles n’y apparaissent plus, soit de recourir à certains outils fournis par les moteurs de recherche pour protéger ces données. D’autre part, il demandait qu’il soit ordonné à Google Spain ou à Google Inc. de supprimer ou d’occulter ses données personnelles afin qu’elles cessent d’apparaître dans les résultats de recherche et ne figurent plus dans des liens de La Vanguardia. M. Costeja González affirmait dans ce contexte que la saisie, dont il avait fait l’objet, avait été entièrement réglée depuis plusieurs années et que la mention de celle-ci était désormais dépourvue de toute pertinence« .

Ce citoyen espagnol demandait donc l’exercice de son droit à l’oubli, c’est-à-dire en particulier l’application de l’article 14 a/ de la directive 95/46/CE :

« Les États membres reconnaissent à la personne concernée le droit (…) de s’opposer à tout moment, pour des raisons prépondérantes et légitimes tenant à sa situation particulière, à ce que des données la concernant fassent l’objet d’un traitement, sauf en cas de disposition contraire du droit national. En cas d’opposition justifiée, le traitement mis en oeuvre par le responsable du traitement ne peut plus porter sur ces données; »

La question était donc de savoir si ce droit pouvait être opposé aux services assurant l’indexation des données personnelles sur internet (Google) et non pas seulement aux éditeurs de ces données (la source). Ce faisant, en découlait une multitude de questions connexes toutes aussi cruciales pour les juristes. Notamment, le fait d’imposer à Google d’appliquer le droit à l’oubli implique que Google serait responsable du traitement de données à caractère personnel réalisé au travers du référencement desdites données par son moteur de recherche. Ceci impliquant alors qui plus est que l’activité de Google soit soumise aux textes européens.

Le décor est planté et la réponse fait grand bruit car elle s’avère pour le moins brutale pour Google même si elle nous semble être totalement fidèle au texte de la directive 96/46/CE.

Tout d’abord la Cour affirme que la directive s’applique à Google dans son activité Espagnole. Ensuite Google avançait principalement l’automatisation du référencement pour justifier de son absence de contrôle sur les données collectées et traitées par ses moteurs. Mais la Cour constate que « en explorant de manière automatisée, constante et systématique Internet à la recherche des informations qui y sont publiées, l’exploitant d’un moteur de recherche «collecte» de telles données qu’il «extrait», «enregistre» et «organise» par la suite dans le cadre de ses programmes d’indexation, «conserve» sur ses serveurs et, le cas échéant, «communique à» et «met à disposition de» ses utilisateurs sous forme de listes des résultats de leurs recherches« .

Et la Cour de constater que ces opérations sont explicitement visées à l’article 2, sous b), de la directive 95/46, et doivent donc être qualifiées de «traitement». Or, seul Google a l’initiative de ce traitement et la société californienne prise en sa filiale hispanique en devient donc le responsable aux yeux de la loi européenne. Le fait que Google traita toute autre sorte d’informations n’entrant pas dans le champ de la directive n’est pas un critère pour la Cour. Il n’y a pas de « dilution » des données personnelles au milieu des autres !

Si la directive s’applique bien à Google, le droit à l’oubli doit-il alors jouer dans ce type de cas ? La Cour répond par l’affirmative en expliquant que les droits fondamentaux des individus « prévalent, en principe, non seulement sur l’intérêt économique de l’exploitant du moteur de recherche, mais également sur l’intérêt de ce public à accéder à ladite information lors d’une recherche portant sur le nom de cette personne« . Il n’est d’ailleurs pas nécessaire que le demandeur à l’exercice de ces droits démontre qu’il subit un dommage du fait de l’indexation par le moteur de ses données.

Cependant, la Cour vient modérer cette affirmation en ajoutant que cette prépondérance des droits fondamentaux des individus peut être remise en cause « pour des raisons particulières, telles que le rôle joué par ladite personne dans la vie publique, que l’ingérence dans ses droits fondamentaux est justifiée par l’intérêt prépondérant dudit public à avoir […] accès à l’information en question« . Notre DSK national aura par exemple de grandes difficultés à solliciter la désindexation des articles sur ses frasques new-yorkaises au nom du droit à l’oubli.

Globalement, cette décision est une stricte affirmation des textes mais elle semble avoir surpris si ce n’est choqué les opérateurs de moteurs de recherche. La surprise venant aussi de ce qu’elle a pris le contre-pied des conclusions de l’avocat général. Elle s’avère pour autant particulièrement rassurante pour le citoyen lambda en ce qu’elle responsabilise les acteurs de l’internet face à leur technologie. A l’heure de l’intelligence artificielle et des voitures automatiques pilotées par Google, il est nécessaire d’affirmer que les actes décidés par « la Machine » ne sont pas des cas d’exclusion de responsabilité pour l’opérateur de cette technologie. L’inverse conduirait à des fautes sans responsable là où la loi française a, de longue date, étét jusqu’à reconnaître une responsabilité sans faute au nom de la protection des personnes. Mais surtout cette décision donne un avant gout de ce que sera le droit des données à caractère personnel après l’adoption du règlement européen en préparation sur ce thème.

Source > presse-citron.net

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Google améliore la page des recherches les plus populaires

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Google vient de mettre à jour sa section « Hot Searches » (anciennement « Hot Trends ») qui permet d’afficher les recherches les plus populaires sur le moteur de recherche. C’est un peu l’équivalent des tendances sur Twitter.

Au lieu d’afficher une liste brute de requêtes les plus recherchées par les utilisateurs, la section « Hot Searches » est maintenant composée de plus d’informations.

Google affiche en effet l’image et les articles relatifs à la requête ainsi qu’une estimation du nombre de recherches effectuées sur une période de 24 heures. Les fonctions de partage sont aussi bien présentes car il est possible de facilement partager une requête sur Google Plus, Twitter et Facebook.

D’après ce que je vois, la section « Hot Searches » n’est disponible que pour les recherches effectuées aux États-Unis. Je n’ai pas réussi à trouver les recherches les plus populaires en France.

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Google vs Oracle : Google reconnu Non Coupable

Le système d’exploitation Android de Google pour mobile ne porte pas atteinte aux brevets Java d’Oracle, a décidé un jury à San Francisco.

C’est un revers important pour Oracle. Le jury a rendu son verdict après plus d’une semaine de délibérations. Il n’a trouvé aucune violation des revendications liées aux deux brevets Java mis en avant par Oracle. C’est le dernier développement dans un procès complexe qui a débuté 16 Avril 2012 à la court pour le District Nord de Californie à San Francisco.

Le procès devait se tenir en trois parties, pour répondre aux droits d’auteur, brevets et aux dommages. Le jury déjà émis un verdict incomplet dans la phase liée aux droits d’auteur et la phase liée aux brevets est considérée comme moins importante parce que les dommages et intérêts en jeu ne sont pas aussi importants.

L’enjeu était extrêmement important pour la communauté Android qui peut maintenant respiré justice !

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Microsoft va intégrer « Do Not Track » dans Internet Explorer 10

La fondation Mozilla très active dans le processus de standardisation de « Do Not Track » par le W3C, se dit ravis de constater que Microsoft intègrera DNT nativement dans Internet Explorer 10 et qu’il sera activé par défaut.

Il y a un an de cela, Firefox (donc depuis sa 5ème version) était le seul navigateur à supporter ce champ d’en-tête HTTP. Depuis lors toutefois, les navigateurs sont beaucoup plus nombreux à l’avoir adopté. C’est le cas de Safari depuis la version 5.1, d’Opera depuis la version 12 et d’Internet Explorer 9. Pour ce dernier, il faut toutefois activer la fonctionnalité Tracking Protection et installer la liste nommée Simple Tracking Protection List disponible sur le site de Mozilla (ici). Chrome est le seul navigateur, et non des moindres, à ne pas supporter DNT. Il est toutefois possible depuis la version 17 d’installer une extension tierce pour en bénéficier. Et Google d’ajouter qu’il sera supporté nativament dans le courant de l’année.

Concrètement, le champ d’en-tête peut prendre trois valeurs : à « 1 », l’utilisateur ne souhaite pas être suivi, à « 0 », il le souhaite et à « null » il ne s’exprime pas. Ainsi, l’utilisateur peut donc choisir de ne pas être traqué par les sites web ou les applications. Activé à « 1 », le navigateur précise ainsi aux sites et aux applications que vous ne désirez pas être traqué pour de la publicité par exemple vous positionnant d’office en mode « opt-out ». A cet égard, d’après Alex Fowler, Responsable Vie Privée et Politique Publique au sein de Mozilla, « DNT : c’est la voix de l’utilisateur qui compte. »

Récemment, Twitter a annoncé rejoindre l’initiative « Do Not Track » via les navigateurs qui le supportent.

Pionnier avec son navigateur Firefox, la fondation Mozilla se réjouit de l’intégration et de l’activation par défaut de DNT au sein d’IE10. Cela permettra de populariser encore un peu plus cette fonctionnalité. Mais elle invite toutefois Microsoft à partager les détails de la nouvelle implémentation de DNT dans son navigateur et à prendre part aux discussions qui permettront de faire progresser DNT dans le cadre de sa standardisation par le W3C.

C’est bien l’utilisateur qui en sortira gagnant au final avec la popularisation du service. Plus sensibilisé à la problématique du contrôle de la vie privée, il adoptera plus massivement DNT.

Précisons également qu’IE10 disponible depuis la Consumer Preview de Windows 8 et avec sa Release Preview sortie

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Facebook recommande Opera et supprime Chrome

Le réseau social a décidé de remplacer Google Chrome par le navigateur Opera sur sa page de recommandation.

Un choix étonnant
Lorsqu’on se rend sur Facebook avec un navigateur qui n’est pas officiellement supporté (visible à l’aide du cache de Google), le géant des réseaux sociaux recommande un navigateur qui permet d’améliorer l’expérience utilisateur; une pratique qui n’a rien de surprenante mais les recommandations de Facebook ont de quoi étonner.

En effet, comme le fait remarquer FavBrowser, Facebook a décidé de modifier le choix des navigateurs proposés, jusqu’à présent les trois navigateurs qui dominent le marché (Internet Explorer, Mozilla Firefox et Google Chrome) étaient représentés. Si le navigateur de Microsoft et de la fondation Mozilla sont toujours bien présents, Google Chrome a cédé sa place au profit du norvégien Opera. Si le navigateur est régulièrement cité lors des comparatifs pour ses performances et innovations, il peine toujours à séduire les utilisateurs avec environ 1% de part de marché… Bien loin du navigateur de Google qui ne cesse de progresser au point de devenir le navigateur le plus utilisé au monde !

Rumeur de rachat ?
On peut donc se demander les raisons qui ont poussé Facebook à modifier sa page de recommandation. Si on ne sait pas exactement à quand remonte ce changement, on a vu naître en début de semaine une rumeur concernant un possible rachat de Opera Software par Facebook, la somme de 1 milliard de dollars est évoquée. Si les parts de marché du navigateur « Desktop » ne justifie pas un tel engouement, les résultats du navigateur mobile présentent un intérêt certain. Facebook cherche en effet à améliorer son expérience utilisateur et veut s’attaquer à la monétisation du mobile, domaine de prédilection pour Opera qui a longtemps dominé le marché des navigateurs mobiles et qui bénéficie d’un savoir-faire reconnu.

Simple coïncidence ou signe d’un réel intérêt? Facebook ne cesse de faire parler de lui concernant sa stratégie mobile.