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Facebook serait en train de préparer un concurrent pour Snapchat

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Slingshot, le nouveau projet de Facebook, serait supervisé par Mark Zuckerberg en personne.

Il y a quelques mois, nous évoquions le refus que Facebook aurait essuyé en tentant de racheter Snapchat pour la petite bagatelle de 3 milliards de dollars. Le numéro un des réseaux sociaux n’a pas lâché l’affaire, mais se tournerait vers une solution maison et serait en train de développer une nouvelle application qui sera destinée à rivaliser avec celle qu’il a autrefois convoité. C’est ce qu’indique le Financial Times, qui cite des sources internes.

Facebook aurait travaillé depuis des mois sur cette nouvelle application, connue au sein de l’entreprise sous le nom Slingshot. Si Facebook n’est pas encore certain de concrétiser, une source aurait révélé que le produit pourrait également sortir dès ce mois de mai.

Comme Facebook nous l’a bien fait comprendre, sa stratégie consiste maintenant à séparer ses services dans des applications distinctes, plutôt que de tout regrouper autour d’une application mère (Facebook). Ainsi, si Slingshot sera lancé, il se distinguera probablement de l’application Messenger. Rappelons qu’en plus de Messenger, le numéro un des réseaux sociaux a également mis la main sur la célèbre application de chat WhatsApp.

D’après l’article du Financial Time, l’interface de cette nouvelle application serait simple et réactive. Celle-ci permettrait aux utilisateurs de s’échanger de courts messages vidéos en quelques gestes. Le média économique pense que Slingshot aura une approche similaire à celle de l’application TapTalk, sur laquelle l’utilisateur fait un appui sur l’icône d’un contact pour lui envoyer un message vidéo ou une photo, qui est éphémère, bien évidement.

En lançant cette nouvelle application, Facebook espère peut-être récupérer une partie du public qui a déserté ses « messages privés », au profit d’applications comme Snapchat. Et le timing pourrait être parfait. En effet, si Snapchat fait partie des applications les plus populaires chez les groupes d’adolescents, l’appli a connu une existence assez tumultueuse depuis le début de l’année.

Dès le mois de janvier, des hackers ont mis en évidence une faille de sécurité qui aurait permis de récupérer les identités de millions d’utilisateurs sur une base de données. Puis, plus récemment, Snapchat s’est fait épingler par la Federal Trade Commission (Etats-Unis) car les messages ne seraient finalement pas si éphémères que cela.

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Le jour où Google dut apprendre à oublier

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Avec la décision de la CJUE du 13 mai 2014, c’est une véritable brèche que vient d’ouvrir la Cour au niveau européen en matière de responsabilité des exploitants de moteurs de recherche.

Car si cette jurisprudence touche d’abord à la question du droit à l’oubli en matière de données à caractère personnel, il semble que les enjeux en soient plus importants et généraux car elle modifie la frontière des responsabilités et l’équilibre global des droits et libertés sur internet.

Les moteurs de recherche ont souvent le beau rôle : ils vivent de l’internet et référençant son contenu mais ne sont que rarement jugés responsables du fait du contenu qu’ils mettent en lumière et dont ils facilitent la diffusion. L’argument de ces acteurs incontournables du net tient souvent dans l’aspect automatisé de leur action. Il y aurait un deus ex machina, une logique qui dépasserait la volonté de l’exploitant, celle des algorithmes. Autre argument, les moteurs font presque parti des murs, des fondations, de l’infrastructure de l’internet : ils sont des intermédiaires techniques qui se drapent autant qu’ils le peuvent des atours de défenseurs de la liberté d’information et de la neutralité du Net.

L’affaire qui fait grand bruit porte sur l’application du droit à l’oubli au sens de la directive 95/46/CE. Mais surtout, la saisine de la Cour de Justice de l’Union Européenne, a eu lieu à l’occasion d’un contentieux opposant, en Espagne, un particulier, au gigantesque Google, toujours dans la ligne de mire des instances européennes :

« Le 5 mars 2010, M. Costeja González, de nationalité espagnole et domicilié en Espagne, a introduit auprès de l’AEPD une réclamation à l’encontre de La Vanguardia Ediciones SL, qui publie un quotidien de grande diffusion, notamment en Catalogne (Espagne) (ci-après «La Vanguardia») ainsi qu’à l’encontre de Google Spain et de Google Inc. Cette réclamation se fondait sur le fait que, lorsqu’un internaute introduisait le nom de M. Costeja González dans le moteur de recherche du groupe Google (ci-après «Google Search»), il obtenait des liens vers deux pages du quotidien de La Vanguardia respectivement du 19 janvier et du 9 mars 1998, sur lesquelles figurait une annonce, mentionnant le nom de M. Costeja González, pour une vente aux enchères immobilière liée à une saisie pratiquée en recouvrement de dettes de sécurité sociale. Par cette réclamation, M. Costeja González demandait, d’une part, qu’il soit ordonné à La Vanguardia soit de supprimer ou de modifier lesdites pages afin que ses données personnelles n’y apparaissent plus, soit de recourir à certains outils fournis par les moteurs de recherche pour protéger ces données. D’autre part, il demandait qu’il soit ordonné à Google Spain ou à Google Inc. de supprimer ou d’occulter ses données personnelles afin qu’elles cessent d’apparaître dans les résultats de recherche et ne figurent plus dans des liens de La Vanguardia. M. Costeja González affirmait dans ce contexte que la saisie, dont il avait fait l’objet, avait été entièrement réglée depuis plusieurs années et que la mention de celle-ci était désormais dépourvue de toute pertinence« .

Ce citoyen espagnol demandait donc l’exercice de son droit à l’oubli, c’est-à-dire en particulier l’application de l’article 14 a/ de la directive 95/46/CE :

« Les États membres reconnaissent à la personne concernée le droit (…) de s’opposer à tout moment, pour des raisons prépondérantes et légitimes tenant à sa situation particulière, à ce que des données la concernant fassent l’objet d’un traitement, sauf en cas de disposition contraire du droit national. En cas d’opposition justifiée, le traitement mis en oeuvre par le responsable du traitement ne peut plus porter sur ces données; »

La question était donc de savoir si ce droit pouvait être opposé aux services assurant l’indexation des données personnelles sur internet (Google) et non pas seulement aux éditeurs de ces données (la source). Ce faisant, en découlait une multitude de questions connexes toutes aussi cruciales pour les juristes. Notamment, le fait d’imposer à Google d’appliquer le droit à l’oubli implique que Google serait responsable du traitement de données à caractère personnel réalisé au travers du référencement desdites données par son moteur de recherche. Ceci impliquant alors qui plus est que l’activité de Google soit soumise aux textes européens.

Le décor est planté et la réponse fait grand bruit car elle s’avère pour le moins brutale pour Google même si elle nous semble être totalement fidèle au texte de la directive 96/46/CE.

Tout d’abord la Cour affirme que la directive s’applique à Google dans son activité Espagnole. Ensuite Google avançait principalement l’automatisation du référencement pour justifier de son absence de contrôle sur les données collectées et traitées par ses moteurs. Mais la Cour constate que « en explorant de manière automatisée, constante et systématique Internet à la recherche des informations qui y sont publiées, l’exploitant d’un moteur de recherche «collecte» de telles données qu’il «extrait», «enregistre» et «organise» par la suite dans le cadre de ses programmes d’indexation, «conserve» sur ses serveurs et, le cas échéant, «communique à» et «met à disposition de» ses utilisateurs sous forme de listes des résultats de leurs recherches« .

Et la Cour de constater que ces opérations sont explicitement visées à l’article 2, sous b), de la directive 95/46, et doivent donc être qualifiées de «traitement». Or, seul Google a l’initiative de ce traitement et la société californienne prise en sa filiale hispanique en devient donc le responsable aux yeux de la loi européenne. Le fait que Google traita toute autre sorte d’informations n’entrant pas dans le champ de la directive n’est pas un critère pour la Cour. Il n’y a pas de « dilution » des données personnelles au milieu des autres !

Si la directive s’applique bien à Google, le droit à l’oubli doit-il alors jouer dans ce type de cas ? La Cour répond par l’affirmative en expliquant que les droits fondamentaux des individus « prévalent, en principe, non seulement sur l’intérêt économique de l’exploitant du moteur de recherche, mais également sur l’intérêt de ce public à accéder à ladite information lors d’une recherche portant sur le nom de cette personne« . Il n’est d’ailleurs pas nécessaire que le demandeur à l’exercice de ces droits démontre qu’il subit un dommage du fait de l’indexation par le moteur de ses données.

Cependant, la Cour vient modérer cette affirmation en ajoutant que cette prépondérance des droits fondamentaux des individus peut être remise en cause « pour des raisons particulières, telles que le rôle joué par ladite personne dans la vie publique, que l’ingérence dans ses droits fondamentaux est justifiée par l’intérêt prépondérant dudit public à avoir […] accès à l’information en question« . Notre DSK national aura par exemple de grandes difficultés à solliciter la désindexation des articles sur ses frasques new-yorkaises au nom du droit à l’oubli.

Globalement, cette décision est une stricte affirmation des textes mais elle semble avoir surpris si ce n’est choqué les opérateurs de moteurs de recherche. La surprise venant aussi de ce qu’elle a pris le contre-pied des conclusions de l’avocat général. Elle s’avère pour autant particulièrement rassurante pour le citoyen lambda en ce qu’elle responsabilise les acteurs de l’internet face à leur technologie. A l’heure de l’intelligence artificielle et des voitures automatiques pilotées par Google, il est nécessaire d’affirmer que les actes décidés par « la Machine » ne sont pas des cas d’exclusion de responsabilité pour l’opérateur de cette technologie. L’inverse conduirait à des fautes sans responsable là où la loi française a, de longue date, étét jusqu’à reconnaître une responsabilité sans faute au nom de la protection des personnes. Mais surtout cette décision donne un avant gout de ce que sera le droit des données à caractère personnel après l’adoption du règlement européen en préparation sur ce thème.

Source > presse-citron.net

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Etats Unis : Le FBI et la NSA accusés d’espionner les utilisateurs des géants de l’internet

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Le Washington Post et le Guardian ont révélé hier que l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI ont accès aux données des utilisateurs de neuf géants américains de l’internet dont Google, Facebook, Microsoft et Yahoo!.

C’est un ex employé du renseignement qui transmis des documents au Washington Post, notamment une présentation décrivant le partenariat existant entre la NSA et les géants de l’internet. Mis en place en 2007, le programme secret du nom de code « PRISM » permettrait à la NSA d’accéder aux serveurs des entreprises via un portail afin d’y consulter les données des utilisateurs, notamment étrangers sans aucune ordonnance de justice. La loi américaine protège en effet ses citoyens de la surveillance sans ordonnance, mais les étrangers ou les citoyens en déplacement en dehors du territoire ne disposent pas de cette protection. Ils peuvent être espionnés en toute impunité. En plus des 4 géants cités auparavant, Skype, Youtube, AOL, Apple et PalTalk participeraient aussi au programme PRISM et la plateforme d’hébergement Dropbox devrait y être prochainement ajoutée.

Le Guardian déclare que la NSA peut consulter «les courriers électroniques, les chats vidéo et audio, les vidéos, les photos, les chats comme Skype, les transferts de fichiers, les détails des réseaux sociaux, et plus». Les communications par Skype peuvent même être espionnées en direct. Il ajoute que plus de 77 000 rapports de renseignements seraient ainsi montés grâce à PRISM. «Une expérience directe de ces systèmes, et un sentiment d’horreur face à ses possibilités, a poussé un officier de renseignement à fournir la présentation PowerPoint sur PRISM et d’autres documents au Washington Post pour révéler ce qu’il estime être une intrusion choquante dans la vie privée», écrit le Washington Post.

Google et Facebook démentent donner un accès de la NSA à leurs serveurs.

Dans un communiqué envoyé aux deux quotidiens américains, Google a démenti ouvrir ses serveurs à la NSA, déclarant qu’il faisait «très attention à la sécurité des données de (ses) utilisateurs». «Nous ne divulguons de données à l’Etat fédéral qu’en accord avec la loi, et nous examinons ces demandes avec attention», indique t’il. La Maison Blanche a elle aussi réagit par l’intermédiaire d’un porte parole, déclarant que « la priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis. Nous devons avoir les outils nécessaires pour faire face aux menaces posées par les terroristes ». Les défenseurs des libertés individuelles s’indignent, dénonçant une grave atteinte aux libertés individuelles. « Cela va au-delà d’Orwell », a dénoncé Jameel Jaffer, de l’ONG American Civil Liberties Union (ACLU).

En 2006 déjà, le quotidien USA Today révélait que la NSA récoltait en secret les données de communications d’Américains auprès des grands opérateurs. L’opérateur Vérizon indiquait alors que la compagnie était légalement dans l’obligation d’obéir aux ordonnances.

Source > Washington Post

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Comment Facebook personnalise votre flux d’actualités

Depuis quelques semaines, et notamment depuis l’introduction des « Promoted posts », une nouvelle option payante qui permet à une marque de toucher plus de monde selon le montant investi, l’algorithme de Facebook qui organise la façon dont vous voyez les news dans votre flux semble avoir subi quelques modifications.

Si l’on en croit certains observateurs, le « reach », à savoir le nombre potentiel de personnes qui voient un post dans leur flux, baisse de façon continue depuis plusieurs semaines. Selon d’autres, non. Devant le mécontentement qui semble s’amplifier du côté des marques, qui soupçonnent Facebook de brider les posts gratuits au profit des payants, sans tenir compte de leur intérêt, Facebook a organisé vendredi dernier un petit point presse pour expliquer – et éventuellement défendre – sa position.

Selon Will Cathcart, chef de produit pour la partie « flux » de Facebook et porte-parole pour l’occasion, si l’EdgeRank, l’algorithme qui calcule la façon dont les posts sont affichés dans les flux d’actualité, a bien été modifié récemment, il n’a en rien changé le reach. Pour étayer ses propos, Cathcart a levé partiellement le voile sur les nouveaux critères de ce fameux EdgeRank. Parmi eux, les quatre les plus importants, ceux qui font que vous voyez ou pas un post passer dans votre flux d’actualités seraient :

est-ce que vous avez déjà interagi auparavant avec les publications de la page à l’origine du post ?
est-ce que vos amis ont interagi avec cette page, et liké ce nouveau post ?
comment avez-vous interagi avec des posts similaires dans le passé (reste à définir ce qu’est un post similaire…)
est-ce que d’autres se sont plaints de ce nouveau post ?
De cette façon, Facebook entend mettre en avant les posts les plus intéressants pour un utilisateur et par conséquent pénaliser ceux qui le sont moins, en dehors de toute notion de post pour lequel une marque aurait payé via l’option Promoted posts. Ce qui explique que certains posts, même payants, n’atteignent pas forcément autant de monde que souhaité : si vous envoyez un gros spam bien lourdingue et collant en payant un maximum pour qu’il touche le plus de monde possible, vous risquez d’en être pour vos frais.

Payer pour voir ?
C’est probablement une intention louable de la part de Facebook, qui entend ainsi éviter à ses utilisateurs de se voir bombardés de publications sans intérêt, mais cela pose question du point de vue de la marque ou de l’entreprise aui aura payé pour se faire mieux voir, car les critères restent quand même assez flous : à quoi bon payer si l’on n’est de toute façon pas certain d’atteindre autant de monde qu’on le souhaite ?

Source de l’image : We are Social

Pour Will Cathcart, chaque utilisateur doit recevoir une information personnalisée et différente, de sorte qu’idéalement il n’y ait pas deux flux identiques. Ce qui suppose même que le même membre de Facebook ne recevra pas la même actualité selon qu’il y accède via son PC ou son mobile (pour le moment je n’ai pas constaté cela).

Bien sûr Facebook ne dévoile que ce qu’il veut bien dévoiler, et on imagine bien que son algo est un peu plus sophistiqué que cela, mais le point presse met au jour une difficulté inhérente au réseau social : satisfaire à la fois les utilisateurs et les marques. Alors que parfois leurs intérêts divergent. Joli numéro d’équilibriste.

Il y a un algo pour ça.

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Google améliore la page des recherches les plus populaires

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Google vient de mettre à jour sa section « Hot Searches » (anciennement « Hot Trends ») qui permet d’afficher les recherches les plus populaires sur le moteur de recherche. C’est un peu l’équivalent des tendances sur Twitter.

Au lieu d’afficher une liste brute de requêtes les plus recherchées par les utilisateurs, la section « Hot Searches » est maintenant composée de plus d’informations.

Google affiche en effet l’image et les articles relatifs à la requête ainsi qu’une estimation du nombre de recherches effectuées sur une période de 24 heures. Les fonctions de partage sont aussi bien présentes car il est possible de facilement partager une requête sur Google Plus, Twitter et Facebook.

D’après ce que je vois, la section « Hot Searches » n’est disponible que pour les recherches effectuées aux États-Unis. Je n’ai pas réussi à trouver les recherches les plus populaires en France.

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Google vs Oracle : Google reconnu Non Coupable

Le système d’exploitation Android de Google pour mobile ne porte pas atteinte aux brevets Java d’Oracle, a décidé un jury à San Francisco.

C’est un revers important pour Oracle. Le jury a rendu son verdict après plus d’une semaine de délibérations. Il n’a trouvé aucune violation des revendications liées aux deux brevets Java mis en avant par Oracle. C’est le dernier développement dans un procès complexe qui a débuté 16 Avril 2012 à la court pour le District Nord de Californie à San Francisco.

Le procès devait se tenir en trois parties, pour répondre aux droits d’auteur, brevets et aux dommages. Le jury déjà émis un verdict incomplet dans la phase liée aux droits d’auteur et la phase liée aux brevets est considérée comme moins importante parce que les dommages et intérêts en jeu ne sont pas aussi importants.

L’enjeu était extrêmement important pour la communauté Android qui peut maintenant respiré justice !