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Apple : Tim Cook revient sur Steve Jobs, l’Apple TV, Facebook…

Tim Cook a inauguré la cession des conférences D10, organisées par le site AllThingsD. C’était une première pour le CEO d’Apple, qui s’exprimait ici hors d’un événement Apple ou d’une rencontre avec les actionnaires. Il en a profité pour évoquer tous les sujets touchant à son entreprise, et d’abord sur Steve Jobs.

PÉNIBLES BREVETS

La mort du fondateur d’Apple a été pour Cook le jour « le plus triste de [sa] vie ». Steve Jobs lui a conseillé de prendre des décisions sans trop se soucier de savoir ce qu’il aurait fait à sa place.
Sur un registre moins émotionnel, Tim Cook est revenu sur la guerre des brevets qui fait rage entre les constructeurs du monde entier. Il considère que le système de protection des brevets est « cassé », et que les actuelles poursuites entre les uns et les autres sont réellement pénibles (« a pain in the ass »). Néanmoins, il estime qu’Apple n’a pas vocation à devenir le labo de Recherche et développement de la concurrence.

APPLE TV ET SIRI

Interrogé sur le smart TV, Tim Cook a botté en touche en précisant néanmoins qu’Apple va plus se concentrer sur le marché de la télévision. Quant à l’Apple TV, il s’en est vendu 2,7 millions d’unités depuis le début de l’année : un excellent résultat quand on sait qu’Apple avait écoulé pour 2,8 millions de son petit pavé… sur l’ensemble de l’année 2011.
Siri, l’assistant vocal de l’iPhone 4S, est sous le feu de nombreuses critiques, pointant un intérêt très faible et une reconnaissance vocale parfois limite. Cook assure que des nouveautés apparaîtront dans les prochains mois, précisant que de nombreuses personnes travaillaient sur le sujet.
Apple n’a jamais été très porté sur le réseautage. La tentative Ping, enchâssé dans iTunes, prend la poussière; Tim Cook en a conscience et parle même de « tuer » ce service. En revanche, il faudra s’attendre à une meilleure intégration des services de Facebook, les deux entreprises semblant s’être mises d’accord pour travailler ensemble.
Enfin, le CEO est revenu sur la fameuse politique du secret d’Apple (qui prend l’eau ces derniers temps). Il promet que celle-ci va se voir encore renforcée.

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Yahoo : les investisseurs ravis du choix du CEO par intérim

Si les changements de tête à répétition dans la direction de Yahoo n’étaient pas de nature à rassurer les marchés, les investisseurs se félicitent du choix de Ross Levinsohn comme CEO par intérim. Bientôt titularisé ?

Depuis le départ de Carol Bartz en septembre 2011, la direction du groupe Yahoo est en pleine introspection pour tenter de trouver la stratégie qui lui permettra de retrouver le lustre perdu face à la concurrence de Google, Microsoft ou Facebook sur le Web.

L’affaire Scott Thompson, remplaçant désigné mais obligé de quitter ses fonctions au bout de quatre mois, entraînant le départ de plusieurs membres du conseil d’administration et les incertitudes autour d’un rachat de certaines activités, voire de l’ensemble de la société n’ont pas vraiment contribué à apporter une visibilité sur la destinée du groupe.

Dans ce marasme de plusieurs trimestres, la nomination de Ross Levinsohn comme CEO par intérim a été saluée par les investisseurs, faisant enfin grimper le cours en bourse. Responsable du pôle média et soutenu par le fonds et actionnaire Third Point, à l’origine du départ de Scott Thompson en ayant signalé les incohérences de son CV, il est largement considéré comme quelqu’un capable d’insuffler le nouvel élan désespérément recherché.

Les observateurs s’attendent avec ce nouveau dirigeant à ce que Yahoo cesse de lutter à armes inégales contre Google ou Facebook dans le développement de services pour se tourner plus se tourner plus franchement vers un renforcement de ses activités médias et la publicité en ligne.

Pour Levinsohn, cet exercice de CEO par intérim pourrait finir par une titularisation s’il s’avère que son impulsion permet au groupe Yahoo de rebondir et de s’ouvrir de nouvelles perspectives. Son expérience antérieure chez News Corp. lui sera sans doute utile pour gérer les acquisitions à venir.

Mais pour commencer, il faudra gérer savoir que faire de la participation de Yahoo dans le groupe chinois d’e-commerce Alibaba, le dossier étant toujours en souffrance.