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WikiLeaks victime de cyberattaques


Le site spécialisé dans la publication de données confidentielles peine à faire face aux agressions informatiques.

WikiLeaks révèle les secrets du monde entier et s’est donc fait beaucoup d’ennemis. Depuis la publication des premières grandes fuites compromettantes pour les États-Unis (vidéo de Bagdad, Afghan War Logs, Iraq War Logs, Cablegate), les infrastructures du site sont la cible des administrations américaine, chinoise et européenne. Le portail subit des attaques incessantes, verbales comme cybernétiques. Certains veulent détruire le site ou le rendre indisponible, alors que d’autres essaient d’accéder à des données confidentielles sur ses administrateurs ou sur les documents non dévoilés. Le médiatique fondateur, Julian Assange, est recherché par Interpol sur demande de la justice suédoise, et par les services secrets du monde entier.

Comme à chaque fois, WikiLeaks a signalé les attaques sur son fil Twitter. « Nous subissons actuellement une nouvelle attaque DDoS », explique le site. Le DDoS est une attaque très commune, par déni de service. L’attaquant donne l’ordre à un grand nombre d’ordinateurs de se connecter au même moment à un site, afin de le surcharger jusqu’à le rendre inaccessible. Souvent, ce sont des botnets qui sont utilisés, c’est-à-dire des réseaux d’ordinateurs particuliers ou professionnels infectés par des virus, que l’on peut louer pour quelques milliers de dollars sur le marché noir. « L’attaque DDoS dépasse désormais 10 gigabits par seconde », ajoute encore WikiLeaks.
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Le cablegate largement débranché
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Les assauts visent à la fois le portail principal www.wikileaks.org et les sous-domaines dédiés aux révélations, comme cablegate.wikileaks.org. Toujours prompt à mettre en valeur les attaques qu’il subit, WikiLeaks pourrait être accusé d’exagérer l’indisponibilité de ses serveurs. Une seule chose est sûre : l’adresse dédiée à la dernière révélation (le « cablegate ») a été largement inaccessible au cours des derniers jours, comme le montre le rapport de performance du site Netcraft. Mercredi midi, il était toujours difficile d’accéder au site, et il fallait systématiquement s’y reprendre à plusieurs reprises.
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Le site a donc bel et bien été mis épisodiquement hors service, ce qui n’empêche pas les détracteurs de Julian Assange de crier à la manipulation, en estimant que wikileaks.org est volontairement coupé de façon intermittente. En Chine, les internautes ne peuvent pas se poser ce type de questions, wikileaks.org ayant, en effet, été ajouté à la liste noire de la censure.