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Roland Moreno, l’inventeur de la carte à puce, disparaît

La technologie créée par Roland Moreno a débouché sur une multitude d’objets high-tech indispensables dans notre vie quotidienne.

Cartes bancaires, Vitale, SIM pour les téléphones mobiles, passeports biométriques, passe Navigo… La carte à puce, créée par Roland Moreno, a débouché sur une multitude d’objets high-tech indispensables dans notre vie quotidienne. Amateur de science-fiction, autodidacte, ce Français né au Caire en 1945 et décédé dimanche à Paris avait eu l’idée d’inventer un dispositif portatif pour stocker des informations. Il avait déposé le premier brevet de la carte à puce en 1974 et il lui a fallu huit ans pour convaincre banquiers, RATP et autres industriels de l’utilité de son invention.

Une petite fortune

Mais sa persévérance a gagné: la puce est devenue un phénomène de société à l’échelle planétaire. Et Roland Moreno s’est fait une petite fortune. «Avant que le brevet de la carte à puce ne tombe dans le domaine public, en 1998, elle m’a rapporté près de 150 millions d’euros. Depuis, je vis grâce aux excédents de trésorerie», expliquait-il en 2007 au journal La Croix.

L’inventeur a revendu il y a dix ans ses parts dans Gemplus, le fabricant français de cartes à puce. Mais il était resté à la tête de sa société Innovatron, qui continue de percevoir des droits sur les cartes sans contact comme Vélib’ ou Navigo. Un procédé basé sur la transmission radio des données qu’Innovatron avait développé en 1994 avec la RATP.

Passionné de nouvelles technologies, Roland Moreno travaillait, en parallèle, au lancement d’un site de poker en ligne. Il était également occupé par la rédaction du tome II de la Théorie du bordel ambiant, un ouvrage qui vise à dénoncer la «tyrannie de l’original dans le domaine de l’art».

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Une nouvelle puce A5 pour plus d’autonomie dans l’iPad 2

Apple continue à commercialiser l’iPad 2 même si le nouvel iPad est disponible depuis le 16 mars 2012. Son prix revu à la baisse s’accompagne maintenant d’une consommation électrique également moindre.

Le SoC (System on a Chip) A5 que l’iPad 2 embarque est désormais gravé dans une technologie Samsung plus avancée. Et plus précisément, on passe d’une technologie 45 nm à une technologie 32 nm. Tant et si bien que la surface de la puce A5 passe de 122 mm2 à 69 mm2, soit une baisse de 43.4%. C’est donc d’abord une réduction de coût substantielle pour Apple (plus de puces sur une même tranche de Silicium (wafer) et donc un coût moindre par puce).

Mais le passage à une technologie de gravure plus fine s’accompagne aussi d’une réduction de la puissance consommée. Tout d’abord parce que la tension d’alimentation de la puce baisse et ensuite parce que les transistors sont plus efficaces électriquement à courant identique.

Dans ce cas précis, il s’agit d’un die shrink : le schéma électrique est le même et seul son layout (dessin « physique » de la puce permettant d’obtenir les différents masques de lithographie) est modifié en prenant en compte la taille réduite des transistors MOS (longueur de grille minimum de 0.32 μm contre 0.45 μm précédemment).

Il s’agit là encore d’une technologie dite HKMG. ‘HK’ signifiant ‘High Dielectric‘ indique que la constante diélectrique de l’oxyde de grille est plus élevée, ce qui limite les fuites par courant de grille (problème non négligeable au fur et à mesure que les technologies avancent). ‘MG’ vient pour ‘Metal Gate‘. Elle concerne la grille qui est constituée d’une couche de métal au-dessus du Silicium Polycristallin.

Selon Anandtech, le passage du 45 nm HKMG au 32 nm HKMG se traduirait par une augmentation de 15.8% de l’autonomie et jusqu’à 29% lorsque le processeur graphique (GPU) est sollicité. C’est le cas en jouant par exemple à des jeux 3D comme Infinity Blade 2. Il serait aussi possible de regarder plus longtemps des vidéos (18% plus longtemps).

Aucune indication (sur le packaging ou sur le boîtier de l’iPad 2) n’est toutefois donnée quant à la présence de cette nouvelle version de l’A5 dans l’iPad 2 que vous achèterez. Cependant, elle se retrouverait uniquement dans les versions Wifi pour l’heure. Autre indication : la version 5.1 d’iOS serait installée d’office dans ces nouvelles versions d’iPad 2 (il est question de la référence ‘iPad 2,4′ contre ‘iPad 2,1′ pour la version WiFi précédente) tandis que c’est iOS 5.0.1 qui serait installé dans les modèles avec A5 gravé en 45 nm.

Ajoutons que l’Exynos 4412 embarqué dans le Galaxy S3 est gravé dans cette même technologie de Samsung. De là à dire que le prochain iPhone intègrera également, à l’instar du S3, un processeur quadruple coeur… Le prochain SoC d’Apple (l’A6 ?) destiné à l’iPhone 5 devrait, selon toute vraisemblance, être gravé dans cette technologie. En somme, cette nouvelle mouture de l’A5 constitue un bon galop d’essai dans cette technologie avancée pour la firme de Cupertino.