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Le premier téléphone « tout 3D », le LG Optimus 3D

Le smartphone dont tout le monde parle ce lundi au Mobile World Congress de Barcelone se trouve sur le stand de LG. Il s’agit du premier téléphone doté d’un écran capable d’afficher des images en 3D et qui ne nécessite pas de porter de lunettes spéciales, le LG Optimus 3D.

La technologie rappelle évidemment la 3DS de Nintendo. Lorsque l’on se positionne bien devant l’appareil à une trentaine de centimètres de distance de l’écran de 4,3 pouces, les images gagnent un effet de profondeur, qui disparaît dès que l’on se déplace légèrement de côté. On se croirait sur la console portable de Nintendo, même si le rendu est un peu moins convaincant. Sharp commercialise déjà un modèle du genre, mais il reste confiné au Japon.

L’ffet 3D ne fonctionne pas dans toutes les applications du téléphone. Il faut ouvrir une application spéciale, 3DSpace, qui donne accès à du contenu optimisé pour la 3D. Cette application peut se lancer depuis l’écran ou grâce à bouton de raccourci, situé sur la tranche de l’appareil. C’est là que l’on trouve les films, les photos et les jeux en 3D. Tous ces contenus doivent peuvent être consultés qu’en tenant le téléphone à l’horizontale.

LG a ajouté cette couche de 3D sur un système Android 2.2 (Froyo), mais promet des mises à jour à la dernière version 2.3, Gingerbread. Au cœur du téléphone, on trouve plus classiquement un processeur doublecœur TI OMAP 4. En revanche, l’appareil photo a été doublé, avec deux capteurs de cinq megapixels qui entourent le flash et permettent de prendre des photos 3D et des vidéos en 3D. Puis, de diffuser le tout sur un téléviseur, grâce à un port HDMI. C’est pour cela que LG parle du premier mobile « tout 3D ».

En résumé

En l’état actuel des choses, la 3D sur un smartphone relève franchement du gadget. Cela fait sensation, c’est amusant, mais on pourrait tout aussi bien s’en passer et préférer des smartphones Android plus légers, comme le Optimus Black (168 grammes, c’est costaud). LG ne peut même pas prétendre être le premier sur le créneau, puisque la Nintendo 3DS a déjà eu le temps de démontrer le potentiel de cette technologie sur les petits écrans.

La 3D sans lunette pourrait cependant rapidement devenir plus intéressante, à mesure que les jeux se multiplieront (ceux présentés sont conçus par Gameloft, et notamment l’inévitable Asphalt 6), dans le sillage de la sortie de la 3DS. Tout cela laissera alors une marge de manœuvre plus réduite à la console portable de Nintendo.

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Sony diffuse la 3D dans le grand public

Le japonais propose des Caméscopes, des ordinateurs et des téléviseurs en trois dimensions. Désormais, tout un chacun pourra produire des images en relief.

Sans état d’âme, Sony a choisi de mettre en avant la 3D, tandis que la plupart de ses concurrents font la part belle à leurs télés connectées et tablettes, faisant passer le relief au second plan. Un bon moyen pour le japonais de se démarquer avec une ligne de présentation de produits très différente et de revenir à un des fondamentaux du groupe : l’image depuis sa création jusqu’à sa visualisation.

Ainsi, Sony a notamment présenté un Caméscope permettant de filmer au choix en deux ou trois dimensions, mais surtout, de regarder sans lunettes, sur l’écran de cet appareil (HDR-TD10E) des images en 3D. L’offre est complétée par un Caméscope de poche, pas plus gros qu’un téléphone et qui permet lui aussi de filmer en 3D. Les images peuvent être ensuite regardées sur un ordinateur ou un téléviseur en relief. Pour ceux qui douteraient de l’intérêt de filmer l’anniversaire du petit dernier en 3D, «cela a un véritable succès auprès du public», analyse un concurrent de Sony. La réalisation d’images en 3D «maison» est aussi un moyen de pallier le faible nombre de contenus disponibles en trois dimensions. Le rendu est, lui, très surprenant. Il faut un certain «coup de main» pour parvenir à capter une image qui donne l’impression de «sortir» de l’écran, en revanche, l’impression de profondeur de champ est étonnante. Côté PC, la marque a annoncé la prochaine commercialisation d’un Vaio (nom de sa gamme de PC) doté d’un écran 3D ne nécessitant pas le port de lunettes. Côté télé en 3D, la gamme de Sony s’est aussi étoffée, comptant désormais une dizaine d’appareils.

1000 milliards de dollars
Au-delà de ces produits déjà ou bientôt commercialisés, les prototypes de télévisions 3D sans lunettes sont porteurs de promesses. Avec deux écrans LCD de 46 et 56 pouces et un écran Oled de 24,5 pouces, Sony a résolument choisi de faire sortir la 3D sans lunettes de l’univers des petits écrans. Même si, comme l’a souligné Howard Stringer, le président de Sony, la qualité de l’image reste supérieure avec des lunettes. Sony n’a toutefois communiqué aucune date de lancement pour ces produits, au risque de décevoir le consommateur qui devra se montrer très patient avant d’avoir une telle télé à un prix raisonnable dans son salon. C’est aussi un moyen de préserver le marché actuel de la 3D avec lunettes.

Les amateurs de mobilité devraient aussi être séduits par deux autres prototypes : d’une part, les «lunettes personnelles de visualisation» en 3D (de grosses lunettes avec un écran intégré) et, d’autre part, un lecteur Blu-ray portable, lui aussi en 3D, mais sans lunettes.

À Las Vegas, les professionnels de l’électronique grand public ont le sourire. Jamais le marché mondial ne s’est aussi bien porté qu’en 2010 avec une croissance de 13 %, à 873 milliards de dollars. Et, cette année, les ventes devraient flirter avec la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars, en hausse de 10 %, selon GfK. Même si les ventes de téléviseurs devraient ralentir (+2) avec 266 millions d’appareils vendus, les tablettes, nouveau marché par excellence, devraient séduire 30 millions de clients et les ordinateurs très bien résister, avec une hausse de 12 % prévue, essentiellement imputable aux portables, pour un marché global de 316 millions d’appareils.

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La 3D se met en quatre


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Ordinateurs portables, vidéoprojecteurs ou appareils photo… Tous les produits techno traditionnels prennent du relief en se convertissant à la 3D.

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Vous venez d’esquiver une flèche lancée dans votre direction. Sans ce réflexe exceptionnel qui vous a fait plonger in extremis sur votre voisin de droite, vous auriez certainement été transpercé, sur votre canapé… Un comble ! A moins que vous n’ayez été abusé par le réalisme saisissant de votre nouveau système de vidéoprojection 3D. Connecté à un lecteur Blu-ray dédié, il permet de profiter à la maison d’une image aussi spectaculaire que dans les salles de cinéma les mieux équipées. Et donc des mêmes frayeurs. Avec l’avantage de pouvoir faire une pause quand vous en avez envie…
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Les lecteurs Blu-ray
Une fois la 3D initiée au cinéma, puis sur les téléviseurs, il était normal qu’elle se répande à tous les produits appartenant au domaine de l’image. Parmi les plus évidents, les lecteurs Blu-ray. Ils représentent le support de choix pour les films 3D en dispensant une véritable image 3D en Full HD 1080p. Comme il s’agit d’envoyer des informations différentes aux deux yeux, le flux vidéo est deux fois plus important que pour un DVD Blu-ray classique. D’où la nécessité de disposer d’un câble et de connecteurs HDMI à la norme 1.4 (sur le lecteur et le téléviseur). Comme nous l’expliquions en page 138, les contenus font encore cruellement défaut. Le site de la Fnac ne propose que quatre œuvres en relief (Tempête de boulettes géantes, StreetDance 3D, Alice au pays des merveilles et Volt, star malgré lui). La faute à la frilosité des éditeurs, qui attendent que le public vienne en nombre, mais aussi à des accords avec les constructeurs (vous devez acheter un écran Panasonic pour accéder à Avatar 3D et un modèle Samsung pour disposer de la collection Shrek).
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Les vidéoprojecteurs
Idéal pour récréer l’ambiance d’une salle de cinéma à la maison, le vidéoprojecteur 3D représente le choix du cinéphile. Il procure une immersion poussée grâce à ses dimensions respectables avec un maximum de sensation de relief. Certes, l’effet de jaillissement reste plus mesuré que dans les salles professionnelles et l’on aperçoit encore un petit phénomène de chevauchement (crosstalk, ou diatonie) avec des contours qui ont tendance à se dédoubler, mais la sensation vaut le détour. Ce type de produit se connecte en HDMI à un lecteur Blu-ray, un ordinateur 3D compatible ou encore à un appareil photo. Bien entendu, les lunettes adaptées sont de rigueur.
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Les PC
Poussés par des technologies d’affichage signées Nvidia ou ATI (des fabricants de cartes graphiques), de nombreux PC portables 3D (mais aussi des modèles de bureau dédiés au jeu) fleurissent avant les fêtes de Noël. La solution Nvidia apparaît aujourd’hui la plus aboutie pour le grand public, puisqu’elle propose une offre complète comprenant une certification des produits compatibles (voir liste sur le site www.nvidia.fr). Acer, Asus, Toshiba ou MSI ont choisi de l’associer à certains de leurs portables 3D (avec écran 3D intégré), mais l’on trouve également un kit comprenant un émetteur ainsi qu’une paire de lunettes (149 €) à connecter à toute carte graphique récente de la marque. Cela permet de transformer votre ordinateur en modèle 3D et de diffuser des images en relief sur n’importe quel moniteur (ou téléviseur) supportant une résolution de 120 Hz (connexion HDMI de rigueur).

Il devient possible de visionner des Blu-ray 3D, des photos ou vidéos en relief ainsi que des flux 3D issus du net (avec les technologies Flash 3D ou Silverlight).
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Les jeux vidéo
Il s’agit du débouché le plus pertinent actuellement pour la 3D. La solution Nvidia permet d’afficher plus de 425 titres, anciens et nouveaux, en relief. Il suffit de disposer d’un PC compatible et d’un écran adapté. Le rendu HD de jeux récents comme le simulateur de vol Tom Clancy’s H.A.W.X. 2 est à couper le souffle. Malheureusement, à cause des limitations du format HDMI 1.4, le flux ne permet pas encore de dépasser la résolution 720p.

Du côté des consoles, on peut se tourner vers la PS3 de Sony qui offre une dizaine de références en 3D pour l’instant (WipEout HD, Avatar, Motorstorm Pacific Rift…). Connectée directement à un téléviseur 3D, elle nous a, là encore, convaincus de l’intérêt fantastique de cette technologie pour le jeu vidéo, même si elle reste elle aussi limitée à du 720p. N’oublions pas la Nintendo 3DS, annoncée par le constructeur nippon pour le printemps 2011. Elle permettra de jouer en 3D sans lunettes. A suivre…
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Les appareils photo
Plutôt que d’attendre avec impatience l’arrivée d’un choix important de productions 3D, pourquoi ne pas les créer soi-même? C’est ce que propose Panasonic avec le Lumix G2 équipé d’un objectif 3D (vendu séparément). L’appareil enregistre deux images côte à côte (en side by side), légèrement décalées (comme pour les yeux humains) et les diffuse sous la forme d’un seul et même fichier. Charge par la suite au téléviseur 3D connecté de décoder le format pour créer du relief. Comme le système est prévu pour un affichage exclusif sur téléviseur, la résolution se limite pour l’instant au 1920×1080 pixels, soit l’équivalent du Full HD en vidéo.

Fujifilm propose un système équivalent avec le W3. Il bénéficie de deux objectifs plus écartés que chez Panasonic, ce qui produit une sensation de relief plus profonde. De plus, l’affichage 3D est directement reproductible sur l’écran de l’appareil, sans lunettes. Quant au NEX-5 de Sony, il effectue des panoramas par balayage de la scène qui incluent, si on le désire, un effet 3D. Contre toute attente, cette fonction gadget fonctionne vraiment bien et le premier plan se détache sensiblement du reste de la photo. Enfin, si vous désirez retoucher vos clichés, vous devrez vous tourner vers le net et télécharger l’un des seuls produits actuellement disponibles: Stereo Photo Maker (www.stereo.jpn.org/fra). Bonne nouvelle: il est gratuit.
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Les caméscopes
Seul produit grand public vendu dans le commerce aujourd’hui, le Panasonic SDT750 s’avère étonnant de simplicité et d’efficacité. La 3D saute aux yeux dès les premiers visionnages (sur TV 3D évidement) mais l’on regrettera le sacrifice des options de réglage. Seule reste la balance des blancs. Il est également possible de réaliser des vidéos intéressantes avec le Fuji W3, mais l’absence de stabilisateur et les corrections de convergence à chaque mouvement de l’autofocus créent une rapide lassitude visuelle.

Côté montage, c’est encore le désert. A part des solutions plutôt professionnelles comme Néo 3D, on ne trouve que Stereo Movie Maker (stereo.jpn.org/eng). Il est également possible de travailler sur les images brutes (affichage des deux images côte à côte) dans Adobe Première ou tout logiciel de montage classique, puis de visualiser le résultat sur un téléviseur 3D. Pas encore très pratique…
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