Outsourcing Contact
10Jan
2011

L’usurpation d’identité numérique : nouveau délit 2011?


Si 2010 a braqué les feux des projecteurs sur l‘identité numérique, 2011 ne devrait que renforcer ce phénomène.

La question de la e-réputation, déjà largement traitée, reste au cœur des débats : comment la maitriser? Est-on maître de notre identité sur les réseaux sociaux?

Les différents abus qui ont été recensés, (comme l’affaire Karim Benzéma sur Facebook du côté des people), ont forcé les législateurs à prendre position. C’est une préoccupation depuis 2005 en France, mais c’est la Californie qui fait encore figure de pionnier dans ce domaine, puisqu’une loi pénalisant spécifiquement l’usurpation d’identité numérique entre en vigueur en ce début d’année.

Pourquoi légiférer ? Car il existe déjà des lois protégeant les individus et les atteintes à la personne. Parce qu’avec les réseaux sociaux, nous sommes passés d’un web anonyme -les internautes contribuant en ligne en utilisant des pseudos-, à un web des individus, où chacun utilise sa vraie identité pour échanger et partager. Et que la création d’un compte sur un plateforme ne nous demande pas une copie de notre carte d’identité…
L’enjeu est donc réel : comment est-on censés réagir si quelqu’un se fait passer pour nous et nous faire dire des choses que nous n’avons pas dites ? Quelle est la procédure de défense à suivre ?

Il est question de la réputation d’un individu dans un univers aussi vaste et imprévisible que le Web, mais également de liberté d’expression, qui pourrait selon certains être visée par des formulations vagues dans le projet de loi.

En effet, si l’identité numérique est un bien précieux à protéger, la question du “comment?” reste en chantier : si l’idée de sanction parait appropriée, comment dès lors retracer les abus sans porter atteinte à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux?


Commentaires

Laisser un commentaire