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L’introduction de Facebook, un jackpot pour son fondateur

Le réseau social pourrait mobiliser 96 milliards de dollars, une opération qui consolidera la fortune de son fondateur. Mark Zuckerberg deviendrait même plus riche que Steve Ballmer, le PDG de Microsoft.

Facebook a levé le voile hier soir sur certains détails de sa prochaine introduction en Bourse. La star du Web 2.0, qui devrait faire son entrée sur le Nasdaq le 18 mai prochain, mettra en vente 337,4 millions d’actions à un prix initial compris entre 28 et 35 dollars, selon un document fourni par le groupe au régulateur boursier. Au prix le plus haut de la fourchette, la part aux mains de son fondateur Mark Zuckerberg atteindrait 17,6 milliards de dollars. Le patron de 27 ans deviendrait ainsi plus riche que Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, ou que le russe Vladimir Lisin qui sont pourtant près de deux fois plus âgés que lui. Steve Ballmer est à la tête d’une fortune de 15,4 milliards de dollars, selon l’indice des milliardaires de Bloomberg.

Et le patrimoine du jeune homme d’affaires pourrait être encore plus important. A en croire la presse anglo-saxonne, la fourchette de prix annoncée par le groupe devrait être dépassée et la valorisation du groupe friserait davantage les 100 milliards de dollars. Et comme Mark Zuckerberg s’apprête à céder 30,2 millions de titres, il pourrait ainsi empocher un milliard de dollar à l’issue de l’opération, selon les estimations du Wall Street Journal .

Les challenge de Mark Zuckerberg
L’entrepreneur qui conservera 57% des droits de vote du site aux 900 millions d’abonnés à l’issue de l’opération. Le fondateur du réseau social le plus populaire au monde devra en effet prouver qu’il a les compétences suffisantes pour gérer un groupe à la valorisation astronomique, et qui a connu une croissance fulgurante. L’analyste du cabinet Discern Analytics basé à San Francisco confie à l’agence Bloomberg que «le secret de la Silicon Valley est le travail acharné, des qualités d’entrepreneur passionné de nouvelles technologies récompensées par des rémunérations conséquentes». Le spécialiste ajoute que «le challenge de Mark Zuckerberg est de croître aussi rapidement que son entreprise et même de grandir plus vite que sa société car c’est ce qu’un dirigeant doit faire».

Mark Zuckerberg a déjà mis ses capacités entrepreunariales à l’épreuve. Il s’est montré particulièrement patient dans la conduite de l’introduction en Bourse de sa pépite. Il a en outre su convaincre investisseurs après investisseurs pour faire croître son groupe, y compris des grands noms comme Microsoft, Accel et le russe Digital Sky. En parallèle, le dirigeant a su rester actif sur d’autres fronts tel que celui des acquisitions. Les investisseurs attendent désormais de sa part la définition d’un modèle de croissance solide et pérenne pour FacebooK.

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