Outsourcing Contact
8Oct
2011

L’ATI lance « tor.mirror.tn », les internautes y voient un outil de mesure de réussite de la révolution


L'Agence Tunisienne de l'Internet vient de lancer officiellement tor.mirror.tn, un site miroir, une copie exacte du site web du fameux logiciel TOR.

Tor transmet de manière anonyme des paquets TCP et par conséquent, rend une connexion Internet indétectable. Avant le 14 janvier, les logiciels Hotspot Shield et Tor étaient les plus utilisés pour contourner la censure de Ben Ali.

Mais Tor est aussi un logiciel libre, et c'est sur ce point que Moez Chakchouk, PDG de l'ATI, nous confirme l’intérêt de l'installation du site miroir. En effet, à travers TOR, Moez Chakchouk dit qu’il : « veut encourager l'utilisation des plateformes des logiciels libres, ainsi qu'offrir un produit qui garantisse une meilleure sécurité de navigation contre les scripts malveillants ».

L'installation du site miroir Tor en Tunisie est une première dans le monde Arabe, dans l’Afrique et voir même en Asie, ajoute M. Chakchouk. Un sentiment de fierté partagé par plusieurs Tunisiens, comme en témoigne le tweet de @karim2k : « la #Tunisie est le premier pays arabe à héberger un miroir de #TOR grâce à @ATI_TN dirigée par @mchakchouk ».

Cependant, pour la majorité des internautes, cela dépasse le simple sentiment de fierté, car le fait d'installer un site miroir Tor dans les serveurs de l'ATI est vu comme un moyen de mesurer la réussite de la révolution tunisienne, autrefois le fief des essais des logiciels de censure. Ainsi, on peut lire sur des tweets massivement relayés « One way to measure the successful progression of a revolution? When the new government runs a Tor mirror & promotes use http://tor.mirror.tn/ » (une façon de mesurer la progression et le succès d'une révolution est lorsque le nouveau gouvernement met en place un miroir Tor et favorise son utilisation).

Rappelons que l'ATI se bat contre le retour des outils de censure, notamment dans le filtrage des sites pornographiques. En mai dernier, des avocats s’étaient opposés à l'idée que les sites pornos soient accessibles et avaient porté plainte contre l'agence tunisienne de l'internet (ATI).

Ces avocats ont gagné l'affaire en première instance et en appel, il ne reste à l'ATI que le recours devant la cour de cassation.


Commentaires

Laisser un commentaire