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5Mar
2011

Investisseur pour Facebook, les enchères grimpent


Encore un investisseur pour Facebook! Après Goldman Sachs et Digital Sky Technologies, le fonds d'investissement General Atlantic s'apprêterait à prendre une partie du capital du réseau social dans une transaction qui le valoriserait à 65 milliards de dollars (46,5 milliards d'euros). Selon la chaîne télévisée américaine CNBC, qui cite des sources proches du dossier, le fonds d'investissement serait en train d'acheter un total de 2,5 millions d'actions Facebook à d'anciens employés du groupe. À l'issue de cette opération, il détiendra 0,1% du groupe, précise la chaîne.

«La transaction entre General Atlantic et des actionnaires vendeurs a fait l'objet d'un accord, mais elle requiert l'approbation de Facebook et donc n'a pas encore été finalisée», soulignent toutefois les sources citées par CNBC. Le fonds d'investissement, qui gère 17 milliards de dollars d'actifs, et Facebook n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Bulle spéculative

L'intérêt pour le groupe fondé et dirigé par Mark Zuckerberg ne se dément donc pas. Et la bulle spéculative qui l'entoure ne désenfle pas non plus. En six semaines, la valorisation totale du groupe a flambé de 30%. En janvier dernier, Facebook avait annoncé avoir levé 1,5 milliard de dollars auprès d'investisseurs divers, dont Goldman Sachs et Digital Sky Technologies, lors d'une opération qui valorisait le groupe à environ 50 milliards de dollars. Le réseau social était jusqu'alors valorisé à 42,4 milliards de dollars. D'ores et déjà, Facebook vaudrait plus que des groupes établis depuis bien plus longtemps, comme eBay, Yahoo! et Time Warner.

Mais Facebook, qui revendique plus de 550 millions de membresaujourd'hui, vaut-il bien 65 milliards de dollars? Non cotés en Bourse, les titres du groupe sont échangés sur le «marché gris». Concrètement, il s'agit de plateformes en ligne comme Sharepost ou SecondMarket où les investisseurs peuvent se fournir en actions Twitter, LinkedIn ou encore Zynga. Ces places boursières virtuelles permettent aux employés rémunérés en partie en actions de les vendre lorsqu'ils le souhaitent. Le New York Timessoulignait toutefois en janvier dernier que ces pratiques étaient dans le collimateur du gendarme américain de la Bourse, la SEC. «Certaines sociétés sont accusées d'utiliser ce marché gris pour contourner les obligations légales de transparence», écrivait alors le quotidien américain.

Twitter suscite aussi les convoitises

Autre réseau social à succès, Twitter est également très convoité. Le site de micro-blogging, qui comptait 175 millions d'utilisateurs fin septembre, aurait même été approché par Google et Facebook le mois dernier, selon des informations du Wall Street Journal. Mais pour le micro-bloggeur, les choses sont claires : il n'y aura ni vente ni introduction en Bourse à court terme.

Après son directeur général, Dick Costolo en janvier, Biz Stone, le cofondateur du site, le réaffirme aujourd'hui dans un entretien accordé àReuters. «Nous avons tellement de choses qui nous attendent avant d'envisager une telle option», déclare-t-il, en réponse à la possibilité d'une introduction en Bourse. Biz Stone dément par ailleurs des rumeurs de presse selon lesquelles que JPMorgan & Chase était en discussions en vue de racheter 10% de la société pour 450 millions de dollars, ce qui lui donnerait une valorisation de 4,5 milliards (3,2 milliards d'euros). En décembre 2010, Twitter a levé 200 millions de dollars dans le cadre d'un accord qui l'évaluait à 3,7 milliards de dollars.


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