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19Mai
2014

Google s’intéresse de près à la plateforme vidéo Twitch


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Google, via sa filiale YouTube, pourrait racheter un milliard de dollars cette start-up permettant de diffuser et commenter en direct ses parties de jeu vidéo.

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais il fait tourner la tête des amateurs de jeux vidéo. En moins de trois ans, Twitch s'est imposé comme le service incontournable pour diffuser des parties sur Internet, vues et commentées en direct par des milliers de spectateurs. Partenaire de nombreuses ligues de «e-sport», Twitch est également prisé par les joueurs lambda qui souhaitent montrer au monde entier leurs talents sur certains jeux vidéo ou faire découvrir leurs coups de coeur. Les plus populaires peuvent même y gagner un complément de revenu grâce aux recettes publicitaires.

Fort de 45 millions de spectateurs mensuels et d'un million de membres diffusant chaque mois leurs parties, Twitch est désormais dans le viseur des mastodontes de l'Internet.
D'après Variety, la start-up basée à San Francisco serait en discussions poussées avec YouTube. La plateforme vidéo appartenant à Google souhaiterait acheter Twitch pour 1 milliard de dollars, soit 728 millions d'euros. Si l'accord aboutissait, il s'agirait de la plus grosse acquisition de YouTube.

Si Variety annonce une officialisation «imminente» de l'accord, The Wall Street Journal est plus tempéré. Les discussions n'en seraient qu'à leur début, et Twitch pourrait renoncer à une vente au profit d'une levée de fonds. Les informateurs de The Verge affirment eux que l'accord est quasiment signé, et que les deux sociétés règlent encore des détails, comme le degré d'indépendance de Twitch vis-à-vis de Google, ainsi que la survie de la marque. The Verge révèle également que d'autres entreprises, dont Microsoft, ont fait des propositions de rachat pour des sommes similaires, mais Twitch avait jusqu'à présent refusé toutes ces offres.
Regarder pendant des heures d'autres jouer

Twitch est issu de Justin.TV, plateforme de vidéos en streaming. Voyant le succès grandissant de sa chaîne «jeux vidéo», Justin.TV décide en juin 2011 de créer la start-up Twitch, entièrement dédiée à ce loisir. Cette dernière s'impose rapidement dans le milieu, fort d'un service de qualité et d'une grande interactivité. Contrairement à YouTube, Twitch permet au spectateur de réagir en temps réel aux vidéos qu'il regarde. En tapant ses commentaires, le spectateur interagit avec le reste du public, mais également avec le diffuseur de la partie, qui peut répondre aux questions ou aux suggestions qui tombent sous ses yeux.

Le succès de Twitch a également permis de confirmer l'intérêt croissant pour le visionnage de parties de jeux vidéo jouées par d'autres. Ce phénomène, déjà exploité sur YouTube par les «YouTubers», permet d'admirer les exploits de joueurs plus doués que soi et de se distraire en suivant des «joutes» virtuelles de joueurs de haut niveau commentées par des passionnés, comme pour un match de foot. Contrairement aux vidéos YouTube, picorées ça et là, les flux de Twitch sont capables de retenir un internaute plusieurs heures face à son écran.

De quoi intéresser fortement les régies publicitaires, qui monnayent à prix d'or leur présence sur la plateforme.

Twitch bénéficie de nombreuses levées de fonds. La dernière, datant de septembre 2013, a permis de recueillir 20 millions de dollars. Si la start-up n'est pas encore bénéficiaire, elle a pu investir ces fonds dans le déploiement de nouveaux serveurs un peu partout dans le monde, dont Paris. Twitch s'est également lancé avec succès à la conquête du jeu vidéo sur console. Jusque là cantonné au PC, le service est disponible depuis quelques mois sur PlayStation 4 et Xbox One.

La société multiplie également les partenariats avec les grands évènements liés au jeu vidéo. Outre sa diffusion en direct des plus grands tournois de e-sports, Twitch retransmet en direct des salons de dimension internationale, comme l'E3 de Los Angeles. Cette croissance a fait de Twitch le quatrième consommateur de bande passante aux Etats-Unis, derrière Netflix, Google et Apple, et devant Facebook ou Amazon.


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