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5Jan
2011

Facebook vaudrait 50 milliards de dollars


La banque américaine Goldman Sachs aurait investi 500 millions de dollars dans le réseau social aux côtés d'un investisseur russe, selon le New York Times.

Goldman Sachs apporte sa crédibilité à la valorisation stratosphérique de Facebook. La banque d'affaires américaine a en effet investi, aux côtés du russe Digital Sky Technology, 500 millions de dollars dans le site communautaire Facebook sur la base d'une valorisation totale de 50 milliards de dollars, affirme ce matin le New York Times. Le réseau social était jusqu'à présent valorisé à 42,4 milliards de dollars.

Cet investissement revient à estimer que Facebook vaut plus que des groupes établis depuis bien plus longtemps, comme eBay, Yahoo! et Time Warner, relève le quotidien, qui cite des sources impliquées dans la transaction. Grâce à cette mise, Goldman Sachs se place également à la meilleure place pour organiser la probable future introduction en Bourse de Facebook, relève le New York Times.

L'opération doublerait la fortune personnelle du fondateur du site, Mark Zuckerberg, ajoute le quotidien, à près de 14 milliards de dollars. Les pères de Google, Larry Page et Serguey Brin, jouissent eux de fortunes estimées à 15 milliards. Dans la course pour la suprématie du web engagée par Google et Facebook, ce dernier aurait battu le second pour la première fois aux États-Unis en 2010. Les Américains plus visité le réseau social que le moteur de recherche, selon Hitwise.

Une valorisation réalisée sur le «marché gris»
Facebook vaut-il bien 50 milliards de dollars ? «La crédibilité d'un des plus grands noms de Wall Street, Goldman, pourrait aider à justifier la valorisation de la société», estime le New York Times. Non cotées en Bourse, les titres du groupe sont échangés sur le «marché gris». Concrètement, il s'agit de plateformes en ligne comme Sharepost ou SecondMarket où les investisseurs peuvent se fournir en actions Twitter, LinkedIn ou encore Zynga.

Comme leur surnom l'indique, ces places boursières virtuelles ne brillent pas par leur transparence et laissent certains penser qu'elles favorisent les bulles spéculatives. Mais elles permettent aux employés rémunérés en partie en actions de les vendre lorsqu'ils le souhaite. Reste que le gendarme américain de la Bourse, la SEC, enquêterait sur ces sociétés, selon le New York Times. «Certaines sociétés sont accusées d'utiliser ce marché gris pour contourner les obligations légales de transparence», écrit le quotidien américain.

Toujours est-il que cette valorisation astronomique va encore renforcer la pression sur les dirigeants de Facebook pour qu'ils introduisent la société en Bourse. Ses dirigeants s'y opposent depuis la fondation du groupe.

Par ailleurs, Facebook aurait essayé de racheter Twitter, a déclaré le co-fondateur de Twitter Biz Stone au Financial Times.


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