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5Jan
2011

Facebook conteste la suprématie de Google


Le réseau social est devenu, en 2010, le site Web le plus visité par les internautes américains, devant le géant de la recherche en ligne. Il vient de lever 500 millions de dollars auprès de Goldman Sachs et DST.

Les pionniers du Web ont retenu la leçon : le géant d'aujourd'hui peut être la gloire déchue de demain. Les AOL, Yahoo! et autres Myspace en sont les preuves vivantes. Et c'est peut-être le destin qui attend Google, leader incontesté de la recherche sur Internet, présent dans le quotidien des internautes à travers une vaste gamme de services - de la messagerie en ligne à la cartographie - et champion de la monétisation du Web.

Aux États-Unis, un premier coup de boutoir vient d'être porté à cette forteresse par Facebook, nouvelle étoile montante du Net. En 2010, le réseau social a capté 8,93 % des visites d'internautes américains, selon une étude réalisée par le cabinet Hitwise. Cela fait de Facebook le site le plus fréquenté outre-Atlantique l'an passé. Il détrône Google.com, fort de 7,19 % des visites, selon Hitwise, qui détermine l'audience des sites à partir d'un panel de 10 millions d'internautes américains. Indirectement, Google a contribué à tirer le succès de Facebook : en effet, les termes «facebook» et «facebook login» ont été les locutions les plus recherches sur des moteurs aux États-Unis en 2010.

En réunissant les différents services de Google, comme la messagerie Gmail et son site de vidéos YouTube, le groupe de Mountain View conserve sa place de numéro un sur Internet avec 9,85 % des visites américaines, devant Facebook et l'ensemble des services Yahoo! (8,12 %). Selon Hitwise, les dix premiers sites américains totalisent ainsi 33 % des visites d'internautes américains, une hausse de 12 % par rapport à 2009.

Cap sur le mobile
La progression de Facebook est fulgurante. En 2008, le réseau social était à la neuvième place du classement Hitwise, loin derrière le site communautaire Myspace (alors numéro trois !), Live Mail, eBay, Yahoo! Search et MSN. L'année suivante, le site est devenu numéro trois, derrière Google.com et Yahoo! Mail. Et depuis le début de l'année 2010, les petites victoires se succèdent. Au printemps, Facebook avait ainsi réussi, pendant une semaine, à tenir tête à Google et se hisser au premier rang des sites Web américains. En août, il avait aussi raflé la palme du temps passé : au total, les internautes américains avaient passé 41,1 millions de minutes sur Facebook, contre 39,8 millions de minutes sur les divers sites Google, avait calculé l'institut comScore. Enfin, avec plus de 550 millions de membres actifs, Facebook réunit - six ans après sa création dans un dortoir de l'université américaine de Harvard - un quart de la population internaute mondiale.

Cette croissance soutenue ne devrait pas ralentir à court terme. À en croire ses offres d'emploi, Facebook met le cap sur l'Internet mobile et les marchés émergents (Asie, Turquie, monde arabe). Pour accompagner ces développements, le site fondé par Mark Zuckerberg peut compter sur le soutien des investisseurs, prêts à financer Facebook sur des valorisations toujours plus extravagantes. La banque Goldman Sachs et le fonds russe Digital Sky Technologies (DST), déjà actionnaire de Facebook, auraient ainsi apporté respectivement 450 et 50 millions de dollars au site sur une valorisation de 50 milliards de dollars, a rapporté le New York Times, lundi.


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