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30Oct
2011

Demain, le journal s’achètera en Facebook Credits


Pas à pas, Facebook poursuit sa colonisation du Web, animé par son ambition de le rendre parfaitement social. Il y a un an et demi, le réseau social propulsait ainsi le bouton "J'aime" sur tous les sites qui en voulaient. Une façon d'infiltrer subtilement la Toile tout en rapatriant une partie des contenus, via des liens, sur la plateforme. Facebook s'apprête à poser une nouvelle brique dans cette stratégie de conquête, en étendant l'usage de sa monnaie virtuelle à des sites tiers.

Pour l'heure, Facebook teste l'usage de ses Facebook Credits - jusqu'ici monnaie courante dans des applications hébergées sur la plateforme - avec le site de jeux GameHouse, explique Inside Facebook. L'internaute se connecte avec son identifiant Facebook Connect, puis peut acheter des biens virtuels en puisant directement dans sa petite réserve virtuelle de Facebook Credits.

Si le test réussit, c'est un incroyable boulevard d'opportunités qui s'ouvre pour Facebook. Demain, un site de presse, une plateforme de vidéo à la demande, un service de téléchargement de mp3 pourront proposer à leurs consommateurs d'acheter un article de presse, de louer un film, d'acheter un morceau de musique avec des Facebook Credits.

Double avantage pour Facebook : a) il perçoit, comme c'est déjà le cas pour les tracteurs virtuels de Farmville, 30% sur chaque vente. b) tous ces partenaires rendent la monnaie Facebook Credits plus liquide : plus on a d'endroits où la dépenser, plus on va vouloir en posséder pour s'en servir.

Pour les éditeurs de sites, c'est la promesse de voir 800 millions d'internautes arpenter la Toile avec une petite réserve de Facebook Credits, prêts à faire desachats impulsifs en deux clics, au lieu de changer d'avis le temps de sortir sa carte de crédit ou de valider un code SMS. Bref, un plus grand volume de transactions en vue, qui compensera - en valeur - la part reversée à Facebook.

Mais c'est aussi un nouveau scenario à la Apple qui se dessine. La firme à la pomme prélève également 30% sur la vente de toutes applications et les contenus depuis sa plateforme. L'excellente expérience utilisateur proposée par Apple sur sa plateforme et ses terminaux dope les ventes en volume. Mais les éditeurs de contenus ont l'impression de se faire imposer les règles du jeu.

Devront-ils demain choisir entre Facebook et Apple, le partenaire le "moins pire" ? Que se passe-t-il si, comme ce fût le cas pour les éditeurs de social games, Facebook rend les Credits d'abord disponibles, puis obligatoires ?

Seule certitude : étendre les Facebook Credits à tout le Web était une évidence, et un nouveau coup de maître de Mark Zuckerberg.


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