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30Oct
2011

Biographie de Steve Jobs : 10 anecdotes et révélations


La biographie du co-fondateur d'Apple, disponible depuis lundi dans plusieurs pays, livre un nouvel éclairage sur sa vie, son rapport à la maladie et ses derniers projets.

Steve Jobs livre ses secrets. Moins de trois semaines après la mort du PDG d'Apple, à 56 ans, sa biographie autorisée, la première, est sortie aux États-Unis ce lundi*. L'ouvrage, en forme de testament, revient sur la vie professionnelle et personnelle de Jobs, qui a accordé en deux ans une quarantaine d'entretiens à son biographe, Walter Isaacson. Voici les principales révélations et anecdotes retenues par les premiers lecteurs.

• Il a vu son père biologique, sans le savoir. Adopté à la naissance par un couple de Californiens modestes, dont il était admiratif, Steve Jobs a fini par identifier son père biologique, découvrant à cette occasion qu'il lui avait déjà serré la main. Cet Américain né en Syrie nommé Abdulfattah Jandali tenait en effet un restaurant de cuisine méditerranéenne dans la Silicon Valley, où Steve Jobs dînait parfois. Il n'a jamais cherché à le revoir.

• Jonathan Ive était son unique «partenaire spirituel». «La plupart des gens dans la vie de Steve étaient remplaçables. Mais pas Jony», raconte Laurene Powell Jobs, veuve de l'ancien PDG d'Apple. Patron du design chez Apple, Jonathan Ive discutait des heures avec Jobs des futurs produits, au déjeuner ou dans ses quartiers ultra-secrets, au rez-de-chaussée de l'entreprise. «Cela me blessait quand il s'appropriait mes idées», déplore pourtant le designer anglais dans la biographie, tout en reconnaissant que ses créations n'auraient pas été aussi populaires sans Jobs.

• Il admirait Mark Zuckerberg. Le fondateur de Facebook a été l'un des premiers à réagir au décès de Steve Jobs, en confessant avoir perdu «un mentor». Cette admiration était réciproque. «Je le connais un peu, mais je l'admire pour n'avoir pas revendu [Facebook]. J'admire ça énormément», a dit Jobs. Dans ses dernières années, Steve Jobs aimait jouer le rôle de conseiller pour perpétrer au sein de la nouvelle génération les traditions de la Silicon Valley, «qui l'avait beaucoup aidé».

• Il jugeait Microsoft «hors sujet». Même à la fin de sa vie, Steve Jobs n'avait pas de mots assez durs pour Microsoft. «Bill [Gates] est fondamentalement sans imagination et n'a jamais rien inventé, c'est pourquoi à mon avis il est plus à l'aise maintenant dans la philanthropie que dans la technologie. Il n'a fait que piquer de façon éhontée les idées des autres», disait-il du créateur de Microsoft. L'entreprise honnie, «hors sujet», ne changera jamais tant que Steve Ballmer, un commercial, en restera PDG, jugeait-il, mettant en garde au passage Google du même destin.

• Il voulait tuer Android. Steve Jobs était prêt à dépenser «jusqu'à son dernier souffle et chaque centime des 40 milliards de dollars d'Apple en banque» pour «redresser le tort» que lui aurait fait Google en copiant l'iPhone. «Je vais détruire Android, parce que c'est un produit volé. Je suis prêt à déclencher une guerre thermonucléaire pour ça», a-t-il un jour confié à son biographe.

• Il réfléchissait à une télévision Apple. Steve Jobs «voulait faire pour la télévision ce qu'il avait fait pour les ordinateurs, les lecteurs de musique et les téléphones : les rendre simples et élégants», écrit Walter Isaacson. «Elle se synchroniserait en continu avec tous vos appareils et avec iCloud», a-t-il suggéré. Jobs, qui a travaillé jusqu'au dernier jour, s'est concentré sur quelques projets, dont le prochain iPhone.

• Il critiquait Barack Obama. «Vous êtes parti pour ne faire qu'un mandat», aurait déclaré Jobs à Obama lors de leur première rencontre, pestant contre le manque de compréhension de son administration à l'égard des entreprises. Le patron d'Apple aurait également critiqué le système éducatif américain «handicapé par les règles imposées par les syndicats». Le livre révèle par ailleurs que Bill Clinton lui aurait téléphoné pour lui demander conseil dans l'affaire Lewinsky.

• Il était vachard avec ses salariés et ne croyait pas dans les apps. «Jobs n'était pas le meilleur manager du monde. En fait, ça a peut-être été l'un des pires», dit de lui son biographe. «Il pouvait être très, très vache avec les gens». Son credo ? «Etre franchement honnête entre nous : que chacun puisse me dire que je suis une merde et que je puisse dire à tout le monde que je pense que ce sont des merdes.» Steve Jobs était aussi particulièrement entêté. Il a fallu un important lobbying pour le convaincre d'ouvrir l'iPhone aux applications externes.

• Il a commencé par ignorer sa maladie... et l'a regretté. Marqué par son voyage en Inde dans sa jeunesse, Steve Jobs a commencé par traiter son cancer, diagnostiqué en 2003, par la médecine naturelle. Il croyait pouvoir guérir en ignorant sa maladie, ce qui explique le manque de communication sur le sujet, et refusait la chirurgie. «Je ne voulais pas que mon corps soit ouvert, je ne voulais pas être violenté de cette façon», a-t-il raconté à son biographe. Finalement, son entourage l'a convaincu de changer d'avis. Mais lors de l'opération, neuf mois plus tard, les chirurgiens ont découvert que le cancer s'était étendu aux tissus autour du pancréas. «Il voulait en parler, dire comment il le regrettait», a commenté Walter Isaacson dans l'émission 60 Minutes sur CBS.

• Il pensait encore pouvoir être sauvé. Lors des derniers entretiens accordés à son biographe, Steve Jobs pensait encore qu'une nouvelle forme de traitement pouvait le sauver. Le co-fondateur d'Apple se rapprochait alors de Dieu, lui parlant de la vie après la mort. «Parfois j'y crois, parfois je n'y crois pas. C'est du 50-50», a-t-il dit à Walter Isaacson. «Mais parfois, je pense que [la vie] est comme un bouton allumer/éteindre. En un clic, vous disparaissez», a-t-il dit. «Voilà pourquoi je n'aime pas mettre de bouton allumer/éteindre sur les produits Apple.»


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